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    <title>logiciellibre &amp;mdash; mon-fablab-fr</title>
    <link>https://write.tedomum.net/mon-fablab-fr/tag:logiciellibre</link>
    <description>Le blog fédéré du site https://www.mon-fablab.fr</description>
    <pubDate>Mon, 11 May 2026 19:18:34 +0000</pubDate>
    <item>
      <title>Ambiance Fablab</title>
      <link>https://write.tedomum.net/mon-fablab-fr/ambiance-fablab</link>
      <description>&lt;![CDATA[Image&#xA;&#xA;On sent une tendance parmi les &#34;makers&#34; qui n&#39;est pas nouvelle : une tendance liée au marketing et au principe KISS (Keep It Simple Stupid). Cette tendance pousse à simplifier les choses de prime abord pour l&#39;usager... et comme par hasard, çà passe aussi par une &#34;refermeture&#34; des ressources libres et une perte de contrôle technique... Mais çà n&#39;est pas &#34;ambiance Fablab&#34; tout çà !&#xA;&#xA;!--more--&#xA;&#xA;Ce qui fondamentalement a fait naître les fablabs, ce sont les activités de hacking (au sens bidouille) de quelques uns au fond d&#39;un garage, qui ont développé simultanément une compétence technique et des ressources logicielles libres. &#xA;&#xA;Les fablabs et hackerspaces ont pu naître et se développer grâce à cela : ayant connaissance de ce que d&#39;autres avaient fait à l&#39;autre bout du web et disposant des ressources libres utilisées, il a été possible de faire pareil à moindre coût et presque sans budget. &#xA;&#xA;Alors oui, çà veut dire apprendre des éléments techniques, çà veut dire &#34;mettre les mains dans le camboui&#34;... mais çà donne le plaisir immense d&#39;avoir fabriqué et monté soi-même une machine numérique. &#xA;&#xA;La véritable plus value est cependant ailleurs : cela veut surtout dire que l&#39;on est monté en compétences, que l&#39;on sait faire des choses que l&#39;on ne savait pas au départ. A tel point que lorsque quelqu&#39;un me dit : &#34;J&#39;ai monté une imprimante 3D et je l&#39;utilise&#34;, cela reflète quoiqu&#39;il en soit un certain niveau technique. &#xA;&#xA;Si on veut formaliser çà, on peut dire que parmi les makers il y a plusieurs niveaux : &#xA;&#xA;les makers &#34;newbies&#34; ou consommateurs : des utilisateurs des ressources existantes&#xA;les makers &#34;intermédaires&#34; : ceux qui ont monté typiquement une imprimante 3D ou une machine numérique, un robot et donc ont des compétences en électronique programmée, en mécanique, en modélisation, etc. &#xA;les makers &#34;experts&#34; : ceux qui ont conçu ou adapté une machine / un projet et ont maîtrisé les aspects techniques qui vont avec. &#xA;&#xA;Tout çà pour dire que le but n&#39;est pas dans un fablab d&#39;en rester à l&#39;étape du maker &#34;newbie&#34; ou consommateur... et donc à tous ceux qui proposent des machines et des interfaces &#34;One button&#34; avec lesquelles on n&#39;apprend plus rien, je dis &#34;non merci&#34; !&#xA;&#xA;Ceci ne veut pas dire que la complexité doit être un impératif, évidemment ! Et d&#39;ailleurs, de ce point de vue les logiciels libres n&#39;ont pas à rougir : l&#39;usage de base est intuitif et peu complexe après une rapide prise en main. Mais refuser pour autant de transmettre et d&#39;apprendre les bases techniques qui rendent autonome, ce n&#39;est pas l&#39;esprit fablab ! &#xA;&#xA;Le piège est plus subtil qu&#39;il n&#39;y paraît : souvent cette simplification va s&#39;accompagner de la fermeture des logiciels associés, de l&#39;électronique, des pièces 3D/2D de la machine, etc. Normal, c&#39;est une approche marketing à la base... &#xA;&#xA;Enlever Arduino, Pronterface, Gnu/Linux, Slic3R, les Repraps... et que reste-t-il dans un fablab ? &#xA;Pour un fablab, renoncer aux ressources libres, c&#39;est comme renoncer à ce qui vous a donné naissance et c&#39;est la perte de la reproductibilité par tous au passage. &#xA;&#xA;Donc, en clair, une machine dont on n&#39;a pas connaissance du fonctionnement interne, dont on n&#39;a pas le plan de l&#39;électronique, dont on n&#39;a pas le firmware disponible et modifiable, dont les pièces mécaniques spécifiques sont fermées et dont les logiciels de contrôle ne sont pas ouverts... et bien cette machine, elle reste dehors ! Pourquoi ? Et bien parce que à par dire &#34;Appuie sur le bouton !&#34;, elle ne permettra aucun apprentissage, aucune modification ou adaptation, aucune reproduction simple, etc. &#xA;&#xA;Voilà ce que devrait être l&#39;esprit fablab si on veut qu&#39;il dure car c&#39;est l&#39;esprit qui a fait émerger les fabs. &#xA;&#xA;Et pour conclure, un adage du maker : &#34;Lorsque le maker ne sait pas, le maker apprend !&#34; et son corrélatif : &#34;Le maker n&#39;est pas plus bête qu&#39;un autre : si les autres l&#39;ont fait ou compris, le maker doit aussi pouvoir le faire.&#34; &#xA;&#xA;En bon philosophe, çà donne : &#34;Faire grandir l&#39;être plutôt que l&#39;avoir&#34;... et même &#34;Faire grandir l&#39;être par le faire, plutôt que l&#39;avoir.&#34; &#xA;&#xA;#fablab #concept #logiciellibre&#xA;&#xA;]]&gt;</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><img src="https://img.tedomum.net/data/header_900x300-cafd94.jpeg" alt="Image"></p>

<p>On sent une tendance parmi les “makers” qui n&#39;est pas nouvelle : une tendance liée au marketing et au <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Principe_KISS" rel="nofollow">principe KISS</a> (Keep It Simple Stupid). Cette tendance pousse à simplifier les choses de prime abord pour l&#39;usager... et comme par hasard, çà passe aussi par une “refermeture” des ressources libres et une perte de contrôle technique... Mais çà n&#39;est pas “ambiance Fablab” tout çà !</p>



<p>Ce qui fondamentalement a fait naître les fablabs, ce sont les activités de hacking (au sens bidouille) de quelques uns au fond d&#39;un garage, qui ont développé simultanément une compétence technique et des ressources logicielles libres.</p>

<p>Les fablabs et hackerspaces ont pu naître et se développer grâce à cela : ayant connaissance de ce que d&#39;autres avaient fait à l&#39;autre bout du web et disposant des ressources libres utilisées, il a été possible de faire pareil à moindre coût et presque sans budget.</p>

<p>Alors oui, çà veut dire apprendre des éléments techniques, çà veut dire “mettre les mains dans le camboui”... mais çà donne le plaisir immense d&#39;avoir fabriqué et monté soi-même une machine numérique.</p>

<p>La véritable plus value est cependant ailleurs : cela veut surtout dire que l&#39;on est monté en compétences, que l&#39;on sait faire des choses que l&#39;on ne savait pas au départ. A tel point que lorsque quelqu&#39;un me dit : “J&#39;ai monté une imprimante 3D et je l&#39;utilise”, cela reflète quoiqu&#39;il en soit un certain niveau technique.</p>

<p>Si on veut formaliser çà, on peut dire que parmi les makers il y a plusieurs niveaux :</p>
<ul><li>les makers “newbies” ou consommateurs : des utilisateurs des ressources existantes</li>
<li>les makers “intermédaires” : ceux qui ont monté typiquement une imprimante 3D ou une machine numérique, un robot et donc ont des compétences en électronique programmée, en mécanique, en modélisation, etc.</li>
<li>les makers “experts” : ceux qui ont conçu ou adapté une machine / un projet et ont maîtrisé les aspects techniques qui vont avec.</li></ul>

<p>Tout çà pour dire que le but n&#39;est pas dans un fablab d&#39;en rester à l&#39;étape du maker “newbie” ou consommateur... et donc à tous ceux qui proposent des machines et des interfaces “One button” avec lesquelles on n&#39;apprend plus rien, je dis “non merci” !</p>

<p>Ceci ne veut pas dire que la complexité doit être un impératif, évidemment ! Et d&#39;ailleurs, de ce point de vue les logiciels libres n&#39;ont pas à rougir : l&#39;usage de base est intuitif et peu complexe après une rapide prise en main. Mais <strong>refuser pour autant de transmettre et d&#39;apprendre les bases techniques qui rendent autonome, ce n&#39;est pas l&#39;esprit fablab</strong> !</p>

<p>Le piège est plus subtil qu&#39;il n&#39;y paraît : souvent cette simplification va s&#39;accompagner de la fermeture des logiciels associés, de l&#39;électronique, des pièces 3D/2D de la machine, etc. Normal, c&#39;est une approche marketing à la base...</p>

<p>Enlever Arduino, Pronterface, Gnu/Linux, Slic3R, les Repraps... et que reste-t-il dans un fablab ?
<strong>Pour un fablab, renoncer aux ressources libres, c&#39;est comme renoncer à ce qui vous a donné naissance</strong> et c&#39;est la perte de la reproductibilité par tous au passage.</p>

<p>Donc, en clair, une machine dont on n&#39;a pas connaissance du fonctionnement interne, dont on n&#39;a pas le plan de l&#39;électronique, dont on n&#39;a pas le firmware disponible et modifiable, dont les pièces mécaniques spécifiques sont fermées et dont les logiciels de contrôle ne sont pas ouverts... et bien cette machine, elle reste dehors ! Pourquoi ? Et bien parce que à par dire “Appuie sur le bouton !”, elle ne permettra aucun apprentissage, aucune modification ou adaptation, aucune reproduction simple, etc.</p>

<p>Voilà ce que devrait être l&#39;esprit fablab si on veut qu&#39;il dure car c&#39;est l&#39;esprit qui a fait émerger les fabs.</p>

<p>Et pour conclure, un adage du maker : <strong>“Lorsque le maker ne sait pas, le maker apprend !”</strong> et son corrélatif : “Le maker n&#39;est pas plus bête qu&#39;un autre : si les autres l&#39;ont fait ou compris, le maker doit aussi pouvoir le faire.”</p>

<p>En bon philosophe, çà donne : “Faire grandir l&#39;être plutôt que l&#39;avoir”... et même <strong>“Faire grandir l&#39;être par le faire, plutôt que l&#39;avoir.”</strong></p>

<p><a href="/mon-fablab-fr/tag:fablab" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">fablab</span></a> <a href="/mon-fablab-fr/tag:concept" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">concept</span></a> <a href="/mon-fablab-fr/tag:logiciellibre" class="hashtag" rel="nofollow"><span>#</span><span class="p-category">logiciellibre</span></a></p>
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      <guid>https://write.tedomum.net/mon-fablab-fr/ambiance-fablab</guid>
      <pubDate>Sat, 29 Jul 2017 16:37:47 +0000</pubDate>
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