lebout2canap

À défaut d'avoir fini par écrire mon post sur Patrick's Parabox, voici un petit retour sur Lord Winklebottom Investigates. Je n'en avais absolument pas entendu parler avant sa sortie, et ceci malgré le kickstarter couronné de succès de 2019, mais quand j'ai pris connaissance de la sortie de ce point'n click : une enquête dans une ambiance années vingt, des animaux anthropomorphes, des voix so british pour 100 % des dialogues… j'ai craqué et ce jeu est passé devant tout mon backlog Steam 😅.

Et je ne le regrette pas, c'est d'ailleurs bien pour ça que j'écris ces quelques paragraphes. À noter que j'ai joué avec les sous-titres anglais. En effet, le jeu est intégralement doublé, mais uniquement en anglais, et je ne prétend pas être capable de tout comprendre d'oreille, et cela m'aura évité de passer à côté de quelques bons jeux de mots. J'ai également désactivé le passage automatique à la suite d'un dialogue, pour avoir le temps de comprendre certains mots et tournures de phrases bien vieillottes mais bien dans le thème.

Graphiquement, il est superbe. De ce que j'ai compris, chaque personnage et chaque scène ont été peints à la main. En tous cas le résultat est là. Les acteurs de doublage n'étaient pas là pour cachetonner, les voix sont vraiment excellentes et sont un gros plus à l'ambiance. L'humour est bien présent, j'ai explosé de rire plus d'une fois devant mon écran, et c'est suffisamment rare pour être signalé.

Le jeu est un peu court, je l'ai fini en dix heures, blocages sur certains puzzles inclus. Mais de ce fait je pense qu'il est très bien pour découvrir le genre du point'n click en 2022.

L'ergonomie est simple mais pas simpliste : si plusieurs actions sont possibles sur un item ou un personnage, le choix est donné après le premier clic, sinon la seule action possible est proposé directement. Le nombre d'actions possibles est limité (regarder, agir, parler) mais ont tout leur sens : pour moi un très bon compromis entre la générosité en actions possibles des point'n click à l'ancienne (qui s'expliquait de par leur origine qui plonge dans les jeux textuels) et le clic à tout faire qui peut s'avérer très limitant.

L'interface est simple et propre : la scène est libérée des deux personnages principaux offrant ainsi une très bonne lisibilité, et ceux-ci apparaissent en avant-plan pour dialoguer lors d'une action, accompagné d'un zoom sur la zone utile de la scène (comme dans un visual novel).

La progression et la difficulté des puzzles sont vraiment équilibrés. Par exemple, comme j'aime bien tout tester, et sans trop en dire, j'ai pu constater lors de la phase de tuto qu'un objet s'avérait inutile a posteriori mais pouvait mettre sur la voie ceux qui n'auraient pas la bonne idée du premier coup. Il est possible de progresser dans la résolution d'un puzzle en plusieurs étapes : quand on arrive à mettre en œuvre son idée, on sait tout de suite si on est dans la bonne direction, et ce qui bloque encore. Ce pattern assez classique, presque die and retry, mais toujours aussi efficace, est ici parfaitement maitrisé, et toujours aussi frustrant, mais une bonne frustration 😛.

À noter un point fort intéressant mais qui m'a joué de mauvais tours à plusieurs reprises de par mon habitude des point'n click classiques : notre personnage refuse parfois de s'encombrer d'un objet tant qu'il n'en voit pas l'utilité, il peut aussi passer à côté d'un détail en regardant des objets, là aussi parce qu'à ce stade ça ne lui évoque rien, il faut donc penser à y revenir quand on est en possession de nouvelles informations ! Exit donc le syndrome du « je ramasse tout d'abord, on verra bien après », on est obligé de se mettre à la place du personnage.

La fin est tout sauf décevante, et laisse la possibilité à une suite, pardon appelle à une suite, alors n'hésitez pas, qui sait, peut-être que si le jeu a du succès, une suite sera effectivement mise en route !

Je ne me suis jamais créé un compte sur Youtube. Je n'en ai jamais ressenti le besoin, parce que les commentaires Youtube m'ont toujours fait l'effet d'un champ de bataille, et qu'il est possible d'être au courant qu'une nouvelle vidéo est sortie sur une chaîne en s'abonnant à son flux RSS.

Puis, quand je me suis créé un compte Twitter, je me suis mis à suivre les comptes des youtubeuses et youtubeurs concernés. Mais maintenant que je privilégie le RSS à Twitter, je fais machine arrière.

Sauf qu'entre temps de petites choses ont évolué, et il m'a donc fallu me mettre à la page.

La cas général reste que l'adresse du flux RSS d'une chaîne Youtube est de la forme https://www.youtube.com/feeds/videos.xml?channel_id=<l'ID de la chaîne>. L'ID d'une chaîne est une suite de caractères sans espace, par exemple UCqA8H22FwgBVcF3GJpp0MQw.

Par exemple, pour suivre la chaîne https://www.youtube.com/channel/UCqA8H22FwgBVcF3GJpp0MQw, il fallait s'abonner au flux RSS https://www.youtube.com/feeds/videos.xml?channel_id=UCqA8H22FwgBVcF3GJpp0MQw.

Sauf qu'aujourd'hui, si vous cherchez la chaîne que je viens de prendre en exemple, vous allez tomber sur l'adresse https://www.youtube.com/c/MonsieurPhi. Disparu le UCqA8H22FwgBVcF3GJpp0MQw. Alors, comment faire ?

Après quelques recherches, j'ai découvert qu'il existe des services qui permettent de connaître l'ID d'une chaîne Youtube, par exemple : https://commentpicker.com/youtube-channel-id.php.

Et ça marche aussi pour des adresses de la forme https://www.youtube.com/user/<ID de l'utilisateur>, qu'on trouve encore chez des vidéastes qui étaient présents sur Youtube dès ses débuts. Par exemple, pour la chaîne https://www.youtube.com/user/Axolotblog, son ID de channel est UC2_OG1L8DLTzQ7UrZVOk7OA, et donc le flux RSS est https://www.youtube.com/feeds/videos.xml?channel_id=UC2_OG1L8DLTzQ7UrZVOk7OA.

Malheureusement, ça ne semble pas marcher pour toutes les adresses de cette forme ancienne. Par exemple https://www.youtube.com/user/LinksTheSun. Heureusement, mon cerveau m'a ressorti une ancienne façon de faire qui marche encore. Ainsi, le flux RSS de cette chaîne est accessible à l'adresse https://www.youtube.com/feeds/videos.xml?user=LinksTheSun (et pas user_id comme on aurait pu s'y attendre).

Et voilà. En guise de conclusion, il est évident que les choses sont beaucoup plus simples quand les vidéastes hébergent leur chaîne (uniquement ou en parallèle) sur PeerTube, où l'adresse du flux RSS s'obtient facilement à partir de l'interface du site, je pense par exemple à Hygiène Mentale ou Blast.

En attendant un petit billet vidéoludique (parce que pourquoi pas), petit point sur l'état de mon désengagement de Twitter, mais qui pourrait intéresser même ceux qui n'ont ni l'intention de quitter Twitter, ni de se créer un compte Mastodon.

On en était à peine à comprendre que l'achat effectif allait prendre du temps qu'on me mettait le doute : et si Elon Musk n'allait tout simplement ne pas racheter Twitter en fin de compte¹ ? Est-ce que cela ne changerait pas tout ? Est-ce que je ne serais pas en train de m'embêter pour rien à me tourner vers Mastodon ? Clairement non.

Ce n'est pas comme si nous ne savions pas déjà que donner un tel pouvoir sur nos vies à un médium comme Twitter est une très mauvaise idée, mais il est devenu plus que jamais difficile de se voiler la face depuis qu'on sait que Twitter peut devenir la propriété d'une seule personne, qui plus est un homme comme Elon Musk.

C'est pourquoi, même si le rachat n'a finalement pas lieu, je ne m'imagine pas faire moins que réduire au maximum mon usage de Twitter.

À cette fin, le plus évident à entreprendre me semble de supprimer un maximum de mes follows, et de ne conserver au plus que ceux pour lesquels je n'ai pas (encore ?) d’alternatives.

Et j'ai tout une catégorie de follows qui me semblent assez faciles à supprimer, ce sont tous les comptes adossés à un site ou un blog. Le plus souvent, ces sites et blogs mettent à disposition un flux RSS (exception notable qui m'agace énormément : l'AFP).

Pour rappel, il est possible de s'abonner à autant de flux RSS que l'on veut à partir d'un logiciel adapté qu'on appelle un agrégateur, et d'être ainsi tenu au courant des nouveautés sans avoir à aller sur chacun d'eux. Dit comme ça, cela ressemble beaucoup à ce qu'on peut obtenir avec Twitter, sauf qu'ici le flux RSS est proposé directement par le site ou le blog, rien ne passe par Twitter ou tout autre service centralisé² qui saurait tout de qui est followé par qui. De plus, au lieu d'une TL qui s'écoule au fil des nouveautés, on peut ranger les flux en répertoires et sous-répertoires, et pouvoir n'en parcourir certains qu'à intervalle régulier, par exemple une seule fois par semaine, sans rien rater pour autant.

En réalité, je pense que nous aurions tous tout intérêt à privilégier les flux RSS plutôt que les comptes twitter, à commencer par tous les sites d'actualités et autres blogs thématiques (un exemple comme un autre : le gaming Linux). En ne passant pas par Twitter, nous nous mettrions de plus à l'abri de la tentation d'aller y lire les commentaires, une activité qui s'avère le plus souvent stérile et/ou déprimante, je pense que nous serons nombreux à en convenir.

J'utilise déjà un agrégateur de flux, ou plus exactement je me suis mis à en réutiliser un depuis un an ou deux. Mais je n'avais pas cherché à le réutiliser à son plein potentiel. D'autant qu'en conservant le compte Twitter associé, il s'est avéré que j'avais tendance à délaisser des répertoires entiers dans mon agrégateur, puisque je voyais aussi passer les nouveautés sur ma TL Twitter. Si je supprime le compte Twitter associé, je me tournerais automatiquement vers mon agrégateur, qui plus est cela m'évitera de rater pas mal de choses, ce qui est le cas actuellement !

Je vais donc déjà commencer par ce grand nettoyage de mes follows, et peut-être qu'au passage je vais changer d'agrégateur (il est très facile de passer de l'un à l'autre grâce au format d'import/export opml). En parallèle, je vais continuer à creuser mon petit trou sur Mastodon et le Fediverse.

¹ Breakingviews: Elon Musk probably won’t buy Twitter, Reuters

² Il existe des agrégateurs en ligne, mais il s'agit de services incommensurablement plus petits que Twitter, qui lui peut tracer les graphes sociaux de plusieurs centaines de millions d'utilisateurs… De plus, si on veut absolument un service en ligne sans compromis en terme de vie privée, il est possible de s'auto-héberger si on en a les capacités et les moyens.

L'idée de relancer un blog est un vieux serpent de mer qui revient de temps à autre à la surface de ma conscience depuis que je me suis créé un compte sur Twitter en août 2018. Parce qu'on ne va pas se mentir, les threads Twitter restent un pis-aller malheureux pour faire le pont entre le microblogging et le macroblogging, entre le court paragraphe de 280 caractères maximum et le texte de longueur libre.

Pour ce blog j'ai choisi le logiciel open source WriteFreely. Comme tout blog qui se respecte, vous pouvez l'ajouter à votre agrégateur de flux RSS via https://write.tedomum.net/lebout2canap/feed/. Mais grâce à la magie du Fediverse (et du protocole ActivityPub), vous pouvez également vous y abonner à partir de votre compte Mastodon via @lebout2canap@write.tedomum.net.

D'ailleurs, je me suis abonné à mon propre blog à partir de mon compte Mastodon, ce qui m'a permis de repartagé ce billet à mes followers d'un seul clic de souris. Mais je ne prévois pas de le faire systématiquement, donc si vous ne voulez rater aucun billet de ce blog, je vous invite à vous y abonner via RSS ou sur le Fediverse.

Sur Twitter, vous ne pouvez faire ni l'un ni l'autre. La seule solution pour atteindre ses utilisateurs est donc de posséder un compte Twitter, et d'y tweeter à chaque fois pour faire savoir qu'on vient de publier un nouveau billet. Et si les autres font de même, alors les flux RSS deviennent inutiles puisqu'on peut aussi les suivre à partir de Twitter. Pire, comme c'est fatiguant d'être sur plusieurs réseaux, on aura collectivement tendance à toujours plus se limiter aux plus importants, rendant de plus en plus difficile d'échapper aux rares survivants qui auront un pouvoir de plus en plus grand sur nos vies.

Sur le Fediverse, la logique est différente. Je n'ai pas besoin d'être sur le même serveur (aussi appelée instance) qu'un autre utilisateur Mastodon pour qu'il puisse s'abonner à mon blog, en fait je n'ai même pas besoin d'avoir un compte Mastodon. Quant à l'utilisateur, il peut tout aussi bien s'abonner avec d'autres logiciels et serveurs compatibles ActivityPub, comme Plemora ou WriteFreely.

Et si cet utilisateur n'est pas sur le Fediverse, il peut toujours se tourner vers le flux RSS. Mais contrairement à Twitter, je n'ai cette fois qu'à m'assurer que mon logiciel de blogging met automatiquement à disposition un flux RSS et une connexion ActivityPub, je n'ai pas à aller partout où un lecteur potentiel pourrait se trouver. La barre pour lui s'abonner est placée au minimum : n'importe quel agrégateur RSS ou porte d'entrée du Fediverse suffit.

Évidemment, ces avantages ne pèsent pas lourd quand on compare les nombres d'utilisateurs de Mastodon et de Twitter : 4,4 millions (sur de nombreux serveurs) contre 436 millions (sur un seul et unique service). Mais c'est justement ce nombre gigantesque d'usagers en un seul endroit qui est devenu encore plus inquiétant à l'heure où Twitter va devenir la propriété exclusive d'un seul homme, qui plus est Elon Musk. Et à l'inverse, si je me concentre sur Mastodon et le Fediverse, alors le Blog (oui, j'ose la majuscule) n'est plus relégué au statut de citoyen de seconde zone d'Internet qu'il était devenu, ce qui est bien plus motivant pour s'y remettre.

J'aurais peut-être dû prendre le temps de vous informer de ce dont je pense parler sur ce blog, mais ce premier billet est déjà bien assez long, car oui le format blog a aussi ses inconvénients 😉. À bientôt donc.