Nasra's games

A short blog about games and Linux

Si les joueurs sous Windows ont leurs outils, les utilisateurs Linux méconnaissent souvent les possibilités de leur OS préféré.

Ligne de commande ou interface graphique ?

Soyons clairs tout de suite, tous les outils présentés ici, toutes leurs fonctionnalités et leurs configurations sont possibles en ligne de commande. Tout ce qui est possible en interface graphique est -largement- possible en ligne de commande. Là où pour Windows, c'est plutôt l'inverse, le système étant fermé, la ligne de commande est un exception.

Clés USB de dépannage

Ventoy

Ventoy est un outil de création de clés USB bootables. Il est possible d'installer différentes versions d'OS sur une seule clé USB pour se faire un véritable couteau suisse en cas de coup dur.

Popsicle

Popsicle fait la même chose que Ventoy sauf qu'il permet une duplication rapide des clés. L'outil, intégré dans la distribution PopOS, est très simple d'accès.

Informations système

J'en ai déjà parlé lors d'un précédent article, je vous sélectionne ici deux outils.

CPU-X

CPU-X

CPU-X est un équivalent à un autre logiciel bien connu des utilisateurs Windows : CPU-Z. Vous pouvez vérifier votre CPU, votre RAM (sa vitesse notamment), votre carte mère (la version du modèle, son bios), et des informations précieuses sur votre carte graphique. Une interface simple mais pratique et quelques bench rapides à effectuer pour tester son processeur et vérifier son bon fonctionnement. Simple, rapide, pratique et tout simplement indispensable !

CPU-X interface

CPU-G

CPU-G

Je connaissais CPU-G avant de m'intéresser à CPU-X. L'interface est plus nette, plus moderne et intègre plus d'informations comme celles sur votre batterie, les disques de votre système. Une interface plus épurée et un peu moins d'informations disponibles (pas d'infos sur la vitesse de la RAM par exemple). Pour celles ou ceux qui souhaitent un logiciel pratique et peut-être moins technique.

CPU-G interface

Mémoire et disques durs (et SSD)

Memtest

Si vous allez sur le site officiel de Memtest, vous vous retrouverez avec une invitation pour télécharger la version USB bootable. Mais Memtest étant un logiciel libre, il est aussi disponible dans toutes les distributions Linux ! C'est un outil très puissant de test de votre mémoire vive. En effet, vous pouvez tomber sur des barrettes de mémoire défectueuses, et cet outil est LA référence dans son domaine. –> sudo apt install memtest !

Gnome Disk Utility

Tester ses disques, vérifier les erreurs, les partitions, démonter, remonter des partitions... formater... Gnome Disk Utility est un utilitaire très important !

Gparted

Gparted va vous permettre de mettre de l'ordre dans vos partitions ! Formatage, étiquettes, points de montage... Tout est là pour vous permettre de réordonner tout cela ! Attention tout de même, modifier des partitions peut rendre des systèmes instables ou rendre leur démarrage compliqué.

Tester, benchmarker...

Hardinfo

hardinfo interface

Hardinfo est un logiciel extrêmement complet. Du processeur, à la carte mère, aux périphériques USB... tous les composants et périphériques de votre ordinateur sont reconnus ! C'est le must en interface graphique sur Linux. Un logiciel très complet. Il vous permet aussi de benchmarker votre RAM, votre CPU, de le comparer à sa base de données...

hardinfo benchmark

Unigine Benchmarks

Heaven, Valley et Superposition sont des benchmarks graphiques basés sur le moteur 3D Unigine. Ils donnent de très bons indicateurs de performances graphiques.

Open... Quoi ?

L'OpenCL est à AMD ce que CUDA est à Nvidia, la prise en charge du GPU pour les opérations de rendu (vidéo, 3D, photo... même LibreOffice s'y est mis). En gros, ce n'est plus votre CPU qui va faire tout cela, mais votre GPU qui dormait jusque là. C'est de la vraie optimisation de votre matériel et pour le coup c'est super utile pour des projets vidéo ou 3D qui peuvent prendre des heures de rendu final.

Logo OpenCL

Si CUDA de Nvidia est propriétaire, OpenCL (Open Computing Language) est open-source. Cela signifie que tous les OS peuvent le prendre en charge, des supercalculateurs IBM aux cartes graphiques de gamers. OpenCL est intégré directement dans les OS Apple par exemple (principalement parce que Apple en est l'initiateur).

Un standard utilisé par l'industrie

L'OpenCL est développé au sein du groupe Khronos, qui développe OpenGL mais aussi Vulkan. C'est un consortium étendu d'entreprises regroupées pour développer les standards de l'industrie. C'est pour cela que beaucoup d'applications professionnelles 3D utilisent OpenGL pour les rendus et non DirectX. Le passage vers Vulkan est en ce moment crucial pour l'industrie.

Mais l'OpenCL est aussi utilisé dans les calculs CPU pour accélérer les rendus complexes. Ainsi les programmes SETI, Folding@Home utilisent l'OpenCL que ce soit sur les cartes graphiques AMD, Nvidia ou Intel (ou d'autres circuits exotiques). Et c'est bien là la force de l'OpenCL : ne pas être limité par un fabricant de matériel.

Oui et sur Linux ?

Comme je suis récemment un nouveau acquéreur d'une carte AMD. Je vais vous expliquer ici mon parcours, car s'en est un afin de trouver les bonnes informations et j'espère que cela vous donnera des idées pour vos recherches. ;)

La version OpenCL des pilotes libres est limitée à la version 1.1 Et ceci est un problème : la plupart des applications professionnelles demandent à minima la version 1.2, autant dire que cela est une bonne base mais que je ne trouverai pas mon bonheur dedans !

Le parcours pour installer

Première recherche : “OpenCL”, je trouve les quelques informations que je vous ai présenté plus haut. Mais je me souviens d'un article précédent sur ce blog qui me permet d'aller directement à cette page : la page d'installation des pilotes AMD propriétaires pour Linux. Alors oui ok, j'aime bien mes pilotes libres (ils fonctionnent très bien), mais si je peux installer les pilotes propriétaires et avoir le support d'OpenCL, banco !

Première erreur : vouloir passer par les pilotes officiels. Et oui, comme je l'ai déjà indiqué, les pilotes AMD propriétaires sont faits pour une certaine version de kernel les version LTS (18.04 et 20.04). Or, j'ai un kernel modifié par PopOS, plus haut en version (20.10 maintenant). Donc forcément, quand le pilote propriétaire souhaite installer son module, bin, il ne trouve pas le bon kernel, donc error, donc ne surtout pas rebooter, désinstaller le tout et revenir à la case départ !

Deuxième recherche : passer par des applications qui demandent OpenCL et donc voir s'il n'existe pas un tutoriel bien fait à ce sujet ! Banco ! La recherche “OpenCL Blender” trouve un tutoriel intéressant sur le forum de Blender !

Deuxième erreur, vouloir installer les dernières versions de Blender : oui elles n'existent dans le PopShop qu'en version Flatpak (Blender 2.9) alors que la version des dépôts (2.83.5) est un peu plus ancienne. Effectivement, pour des questions de droits d'accès matériel...etc... les versions Flatpak (et cela s'applique aussi pour les versions Snap) sont parfois bridées dans leurs fonctionnalités, parce que ce sont des applications “sandboxées” (dans leur conteneurs plus ou moins étanches du reste du système).

Et donc, après avoir suivi le tutoriel, édité le script d'installation pour lui rajouter le terme “pop”, installé ce qu'il fallait avec la bonne commande ./amdgpu-install --opencl=legacy,pal --headless --no-dkms, redémarré... Blender s'offre à moi avec le support d'OpenCL ! Et Darktable aussi, et LibreOffice aussi, et KDEnlive aussi ... !!!

Conclusion !

C'est pas simple, il faut lire, comprendre ce que l'on fait, surtout éviter d'installer la partie avec le module du kernel, éviter de rebooter sans croiser les doigts (parce qu'il y a un risque d'écran noir)... bref, on aura vu plus facile ! Dans dans cet article, je vous partage mes liens, n'hésitez pas à les utiliser, ils sont d'intérêt général !

...et les autres !

Proton ?

D'abord qu'est-ce que Proton ? Proton c'est un super utilitaire développé par Valve et intégré à Steam-Linux pour faire tourner des jeux créés seulement pour Windows. Il contient tout ce qu'il faut pour faire tourner des jeux et est basé, entre autres, sur deux éléments indispensables : Wine et DXVK ! Pour utiliser tout cela voici un très bon tutoriel en français ici.

Vulkan

Wine et DXVK ?

Wine est un acronyme pour “Wine Is Not an Emulator”, comme son nom l'indique, Wine est une collection de librairies qui permettent à des jeux ou applications Windows de “retrouver leurs petits” lorsqu'ils sont lancés sur Linux. En gros, c'est un traducteur d'appels d'applications. Au lieu qu'une application demande directement le .dll qu'il lui faut, Wine lui fournit une version différente qui permet de dialoguer avec Linux.

Wine est intégré dans différents projets comme PlayOnLinux, Lutris, Codeweaver...

DXVK ?

DXVK est un peu aussi un acronyme de “DirectX VulKan”. Même chose que pour Wine, il s'agit d'un traducteur. Mais avec cette fois la puissance de Vulkan, ce qui entraîne un gain de performances important voire parfois des applications qui tournent mieux ou à performances égales selon les jeux. et avec les versions, DXVK se bonifie !

Proton et ses versions non officielles.

Je ne vais parler que de celle que je teste depuis quelques temps, la version Proton-GE. C'est une petite merveille de Thomas Crider alias GloriousEggroll qui comprend les derniers développements de Wine, DXVK ainsi que d'autres utilitaires audio comme FAudio, XAudio... En gros, utiliser une version non officielle permet le plus souvent de gagner en performances et en compatibilité d'applications. Le mieux est de recenser tout cela sur le site ProtonDB qui documente tous les jeux jouables ou ayant besoin d'astuces pour fonctionner correctement !

Comment installer tout cela ?

Simple ! Vous allez dans la partie “release” du code déposé sur GitHub, vous téléchargez, et vous décompressez dans le bon dossier ! Chez moi c'est celui-ci : /home/nasra/.steam/debian-installation/compatibilitytools.d

Il n'y a plus qu'à sélectionner la bonne version dans Steam !

Ou la puissance de Vulkan avec les pilotes open-source...

Sous Windows, il existe pas mal d'applications pour améliorer votre expérience vidéo-ludique. Que ce soit Nvidia ou AMD, chacun y va de sa technologie pour se démarquer. Et comme souvent, sur Linux, de ce côté c'est un peu la dèche : pas de Geforce Experience, ou de SmartFX d'AMD. Mais les choses changent petit à petit, surtout parce qu'au final ces technologies sont très bien supportées et présentes dans les pilotes mais qu'aucun logiciel ne permet ses réglages.

vkBasalt, l'éruption graphique

capture tirée de l'actualité sur gamingonlinux

Pas mal hein ? En gros cela vous ajoute quelques filtre graphiques intéressants notamment du texture sharpening pour rendre vos jeux plus nets. VkBasalt vous permet aussi quelques autres joyeusetés comme :

  • Contrast Adaptive Sharpening
  • Denoised Luma Sharpening
  • Fast Approximate Anti-Aliasing
  • Enhanced Subpixel Morphological Anti-Aliasing
  • 3D color LookUp Table

Et même d'utiliser les Reshade Fx Shaders mis au point par AMD.

Installation, mise en œuvre

Plutôt simple mais il n'y a pas d'outil graphique pour configurer, enfin si mais on verra plus tard, donc, suivez le guide !

  1. Allez sur le site officiel qui va vous détailler toutes les procédures.
  2. Télécharger le tout et entrez dans le dossier avec cette commande : git clone https://github.com/DadSchoorse/vkBasalt.git cd vkBasalt
  3. Puis ces commandes : meson --buildtype=release --prefix=/usr builddir ninja -C builddir install
  4. Si vous avez des erreurs de dépendances non satisfaites, installez-les et refaites les commandes du point 3.

Tout se passe ensuite dans le fichier de configuration de vkBasalt. Selon les distributions, il peut se situer dans des dossiers différents, aussi, je vous conseille un petit locate vkbasalt.conf pour vérifier où il se trouve et ouvrez-le.

Vous voulez voir un petit aperçu des possibilités ? Allez voir ce fichier sur le site officiel qui détaille toutes les options.

Goverlay pour configurer avec une interface graphique

Goverlay est un outil très intéressant, notamment pour configurer MangoHud, mais il peut aussi servir à configurer vkBasalt.

Avec le trio, vkBasalt, MangoHud et Goverlay, vous avez une belle suite pour évaluer, et régler les performances des jeux sur Linux !

Quelques petites astuces !

Après ma série lors de mon passage à la RX 5500 XT, la redécouverte des pilotes AMD pour Linux et quelques tests, j'ai expérimenté quelques soucis avec ma config que j'ai pu résoudre en lien avec les développeurs des pilotes (oui c'est ça la magie de Linux).

L'OpenGL se fait la malle...

OPENGL

J'ai testé quelques applications, et je me suis retrouvé avec ce genre d'artefacts graphiques. Du coup, je me suis dit, je vais mettre à jour les pilotes Mesa (les pilotes Libres). Et là, même soucis, et en pire puisque certaines applications web (Chrome par exemple, mais aussi LibreOffice et des applications Vulkan) se mettent à faire ces mêmes bugs ! Même chose en installant un noyau plus récent grâce à Mainline...

Alors je me suis dit que j'allais documenter ce bug sur le Git de Mesa.

Documenter, préciser, résoudre le soucis !

Tout est là : https://gitlab.freedesktop.org/mesa/mesa/–/issues/3323 (oui j'ai un autre pseudo sur Git)

En gros, et pour résumer le tout, après discussion, et retours des dev, notamment pepp, j'ai testé une solution avec les applications concernées. Ce retour de bug montre aussi mon cheminement dans ma connaissance pour placer les options correctement dans les commandes de lancement d'une application, où je me répond à moi-même ;)

À noter quelques trucs, que j'ai compris au passage. RadeonSI, ce sont les pilotes OpenGL, RadeonVK, ce sont les pilotes Vulkan. Selon vos applications, elles utilisent tour à tour OpenGL ou Vulkan. C'est notamment le cas des émulateurs de consoles (PCSX est OpenGL seulement, Dolphin permet le passage entre les deux, RPCS3 aussi) et c'est un très bon indicateur de rendu ;)

Bref, la solution est dans une option à placer avant le lancement de toute application : “AMD-DEBUG=nodcc” Et qu'on peut rendre permanente avec ce petit fix.

En attendant, le développement de Mesa est très actif et cette option, ou en tout cas la résolution du bug, qui rendrait caduque cette solution est en cours d'intégration dans les derniers développements de Mesa.

Mes favoris !

Voici quelques découvertes de jeux libres et open-source qu'on peut retrouver dans les dépôts de nos distributions préférées !

Je commence par 2 jeux connus, puis 2 autres jeux plus confidentiels.

0AD

Jeu de stratégie Temps Réel en 3D vraiment bien fait ! À noter que ce jeu regroupe des véritables passionnés de l'histoire et de l'archéologie (ils n'hésitent pas à enregistrer dans les langues anciennes les voix des unités). OAD

MARS, a ridiculous shooter

Un shoot them up multidirectionnel sous amphétamines ! Si vous avez aimé Geometry Wars... MARS

Torus Trooper

Encore un shoot, oui mais un truc de fou ;) Kenta Cho a publié pas mal de shoot them up sur Linux, dont celui-ci, mon préféré.
Torus Trooper

rRootage !

Encore un shoot de Kenta Cho, là c'est plus des affrontements contre des boss. Dur mais très addictif ! rRootage

P.S : Kenta Cho a publié d'autres jeux, n'hésitez pas à les tester ! P.P.S : Je vous ai mis les liens vers leurs sites officiels, mais ils sont tous disponibles dans les dépôts de vos distributions !

Vers une automatisation bienvenue !

Depuis quelques années, le projet FWUP permet une mise à jour des Firmwares sous Linux de manière sécurisé et rapide. Mais tout d'abord, c'est quoi un Firmware et quel est l'intérêt de faire cela ?

Le Firmware

Au quotidien, quand vous devez faire en sorte qu'un matériel soit reconnu par votre système d'exploitation, vous vous renseignez sur les pilotes disponibles. Voici un exemple facile à comprendre : la carte graphique. Il vous faut des pilotes pour votre carte graphique afin qu'elle puisse délivrer toute sa puissance. J'en ai parlé pour le cas des cartes AMD dans mes précédents articles.

Ok pour les pilotes, mais, il existe dans votre matériel un petit micro-logiciel qui permet l'exploitation de celui-ci, ce petit logiciel est appelé “Firmware”. Il permet souvent d'étendre les possibilités d'un matériel sans avoir besoin de lui adjoindre une extension physique. Les Firmwares sont présents dans notre quotidien depuis des années, même dans des appareils très éloignés de l'informatique.

Firmwares

Il sont agnostiques à tout OS, ce qui signifie que si vous mettez à jour votre Firmware de carte graphique sur Windows, et que vous retournez sur Linux, votre matériel restera à jour. C'est d'ailleurs ce que se pratiquait beaucoup jusqu'à l'arrivée de ce projet : FWUP !

FWUP, un projet d'industriels

FWUP est un logiciel permettant de gérer les mises à jour de Firmwares directement dans votre OS. Sous Linux, cela se passe assez simplement avec le logiciel firmware-manager.

Firmware-manager

Ce petit logiciel a intéressé pas mal d'entreprises et maintenant il est nourri par beaucoup d'organisations importantes, de DELL en passant par Lenovo, Toshiba, Logitech... C'est le projet “Linux Vendor Firmware Service (LVFS)”.

FWUP

Si auparavant, mettre à jour son Firmware pouvait être compliqué et demandait un retour sous Windows pour ce faire, maintenant tout, et de plus en plus, de Firmwares sont gérés directement par les constructeurs ! Un gain de temps et de fiabilité accru !

Et pour discuter de tout cela, voici un super forum pour discuter de jeux vidéo sur Linux !

Forum

3 salles, 3 ambiances !

Les pilotes AMD sur Linux, il y a quelques subtilités à connaître. Avec Nvidia, c'est assez simple : les pilotes libres (peu performants) et les pilotes propriétaires (performants).

Voyons voir du côté d'AMD !

carte graphique AMD

RADV

RADV est le backend Vulkan développé par les développeurs MESA, pas AMD (même si certains développeurs AMD y contribuent). Il est installé par défaut et est ce que toute personne n'utilisant pas AMDGPU-Pro utilise pour jouer sur Linux. C'est la solution la plus simple et rapide : tout est intégré au noyau du système et il se met à jour avec les grosses mises à jour du système (ou mises à jour intermédiaires pour la famille Ubuntu). Ce sont des pilotes libres très performants !

AMDVLK

Là c'est le pilote Vulkan, open-source, développé directement par les développeurs d'AMD. Quand on parle de pilotes open-source d'AMD, on parle de ceux-là.

AMDGPU-Pro

AMDGPU-Pro est le pilote propriétaire d'AMD et n'est pris en charge que sur un très petit nombre de systèmes d'exploitation Linux : Ubuntu, SUSE, Cent et Red Hat, avec des versions spécifiques des noyaux du système. Il comprend une version d'AMDVLK que la communauté à tendance à appeler AMDVLK-Pro. Pour cette version, le support matériel de la part d'AMD est assez fidèle et une nouvelle version sort tous les mois. Petit bonus, il permet d'activer le support d'OpenCL pour le traitement d'images et vidéos par le GPU (un peu comme CUDA sur Nvidia).

AMD card

Performances et compatibilités !

Premièrement, cela peut varier considérablement selon la distribution, la version du noyau... Dans les documentations, il n'est pas aisé à tenir à jour toutes les informations facilement. Des utilisateurs comme Arch et Fedora exécuteront la dernière version de ce qui est disponible dès qu'elle sera prête, alors que les utilisateurs d'Ubuntu et de SUSE devront peut-être attendre un certain temps pour obtenir la dernière version des pilotes. Sur ces “anciennes” distributions (typiquement les distributions LTS), il peut être avantageux d'exécuter les packages AMDGPU-Pro (si possible) car ils seront probablement plus à jour. Cela dit, certaines distributions, comme Ubuntu avec leurs dépôts HWE, prennent de leur côté l'initiative pour maintenir les pilotes plus à jour.

Voici un aperçu des performances, à noter que la mention “ACO” est une nouveauté des pilotes libres RADV qui permet de meilleures performances :

Enfin, un test plus détaillé : https://www.phoronix.com/scan.php?page=article&item=mesa-201aco-amd&num=1

Petite astuce : les trois pilotes Vulkan peuvent être installés en même temps ! Tout ce que vous avez à faire est de lancer des programmes avec la bonne variable d'environnement pour la changer de la valeur par défaut !

Pour identifier votre CPU et d'autres trucs !

Parfois on a besoin d'informations précises sur son PC (version de son bios, vitesse de sa ram, version de ses pilotes graphiques...). Voici quelques logiciels pratiques au quotidien !

CPU-X

CPU-X

CPU-X est un équivalent à un autre logiciel bien connu des utilisateurs Windows : CPU-Z. Vous pouvez vérifier votre CPU, votre RAM (sa vitesse notamment), votre carte mère (la version du modèle, son bios), et des informations précieuses sur votre carte graphique. Une interface simple mais pratique et quelques bench rapides à effectuer pour tester son processeur et vérifier son bon fonctionnement. Simple, rapide, pratique et tout simplement indispensable !

CPU-X interface

CPU-G

CPU-G

Je connaissais CPU-G avant de m'intéresser à CPU-X. L'interface est plus nette, plus moderne et intègre plus d'informations comme celles sur votre batterie, les disques de votre système. Une interface plus épurée et un peu moins d'informations disponibles (pas d'infos sur la vitesse de la RAM par exemple). Pour celles ou ceux qui souhaitent un logiciel pratique et peut-être moins technique.

CPU-G interface

Hardinfo

hardinfo interface

Là, on rentre dans le dur ! Hardinfo est un logiciel extrêmement complet. Du processeur, à la carte mère, aux périphériques USB... tout y passe ! C'est le must en interface graphique sur Linux. Un logiciel très complet, à l'interface un peu ancienne mais très bien rangée (vu la quantité d'informations disponibles). Il vous permet aussi de benchmarker votre CPU, de le comparer à sa base de données...

hardinfo benchmark

Tout ceci n'existerai pas si...

Si Linux n'était pas un système super bien conçu ! Et oui, tout ces logiciels reprennent les informations que vous pouvez récupérer en ligne de commande directement dans votre terminal. Vous avez les informations systèmes telles qu'il les comprend et identifie (pas une surcouche d'un éditeur qui voudra indiquer ses options marketing en plus). Je ferai un article prochainement sur ces outils en ligne de commande.

Le retour de la série !

Nouvelle saison ? Après avoir expliqué mon choix puis vous avoir montré que l'installation est plutôt simple, voici quelques retours d'essais divers et variés que j'ai pu faire.

Y-a-t-il un pilote dans l'AMD ?

Oui ! Dans le noyau (ou kernel) de son Linux. Les pilotes étant open-source, ils sont directement intégrés dans le noyau du système, de sorte qu'il se met à jour directement avec tout le système. Vous n'avez plus à vous en soucier !

AMD

Sauf que...

Comme ce sont des pilotes open-source, et même s'ils sont développés par des employés de chez AMD, ils peuvent avoir quelques soucis, notamment sur les cartes récentes. Un peu comme dans mon précédent article avec le PPA expérimental lors de l'installation de CoreCTRL. On peut alors se dire qu'il est intéressant de faire appel aux pilotes propriétaires AMD pour les remplacer et avoir un support plus efficace de son matériel.

pilote

DKMS, noyau et pilote sont dans un avion... qui pilote ?

Le noyau ! Seul lui, avec sa bonne version peut permettre aux pilotes propriétaires de bien fonctionner. Pour cela les pilotes doivent supporter des versions du noyau spécifiques (souvent pas les derniers, et souvent les versions stables). Pour ce faire, ils font appel à DKMS pour construire le module permettant au pilote de s'installer dans le noyau. C'est pourquoi, les pilotes propriétaires Nvidia peuvent faire des erreurs DKMS lors de l'installation sur un noyau inconnu des pilotes. Et bien c'est le même soucis ici avec AMD ! Et c'est le soucis que j'ai eu lorsque j'ai voulu tester les pilotes propriétaires AMD.

noyau

AMD-GPU-PRO et PopOS 20.04

Bon déjà, PopOS est une super distribution, que j'ai plaisir à utiliser tous les jours sur mes PC. Ceci étant dit, voici une expérience malheureuse. Le pilote AMD-GPU-Pro est le pilote propriétaire d'AMD pour ses cartes graphiques. Lors de sa dernière mise à jour, il permet son installation sur Ubuntu 20.04. quelle ne fut pas ma surprise de voir qu'il ne reconnaissait pas mon OS. Bon, ça se corrige assez facilement en allant dans le script (un bête fichier texte), et ajouter “pop” à la ligne où Ubuntu et Mint sont cités.

PopOS

Ensuite, normalement, et puisque ce soucis est arrivé à d'autres, ça fonctionne... Et bien non. La version du noyau proposée par PopOS n'est pas reconnue par l'installateur du pilote. En fait, tout s'installe mais pas complètement, DKMS m'indique des erreurs de module non installé car le noyau n'est pas le bon. Dans ces cas là, pas de panique, ne surtout pas redémarrer, il faut désinstaller les pilotes, et tout fonctionne.