Nasra's games

A short blog about games and Linux

Pour créer des jeux vidéo, il est nécessaire de connaître quelques outils ! Voici une sélection de logiciels permettant de créer des pixart, des sprites, des décors...

PixiEditor

Pixieditor est un éditeur 2D universel qui a été conçu pour vous fournir des outils et des fonctionnalités pour tous vos besoins 2D. Créez de beaux sprites pour vos jeux, animations, modifiez des images, créez des logos. Tous emballés dans une interface intuitive et familière.

Pixelorama

Libérez votre créativité avec Pixelorama, un logiciel de Pixel Art open-source puissant et accessible. Que vous souhaitiez créer des sprites, des carreaux, des animations ou simplement vous exprimer dans le langage de l'art des pixels, ce logiciel réalisera vos rêves parfaits avec des pixels avec une vaste boîte à outils de fonctionnalités.

LibreSprite

LibreSprite est un programme gratuit et open source pour créer et animer vos sprites.

RetroSprite

Avec RetroSprite, dessinez vos sprites et vos arrière-plans avec ce programme spécialement conçu pour les consoles rétro.

GIMP

Oui ! Notre bon vieux GIMP permet, avec une petite configuration, de créer des sprites et du pixel art ! Voici un tutoriel ! https://thegimptutorials.com/how-to-make-pixel-art/

#Pixart #Pixel #Game


Voici un petit récapitulatif des logiciels dispos pour gérer son matériel !

Souris, claviers, watercooling... RGB !

Corsair : OpenLinkHub

Linux a son iCue ! iCue, logiciel bien connu chez les fans de Windows, permet de gérer au mieux ses RGB et son matériel Corsair. Depuis peu, sous Linux, nous avons OpenlinkHub !

Razer : OpenRazer

Pour les périphériques Razer, OpenRazer est très complet !

Logitech : Solaar

Pour les périphériques Logitech, Solaar est impec !

SteelSeries : Linux-Arctis-Manager

Celui-ci je ne le connais pas avant de rédiger cet article, Linux Arctis Manager est un gestionnaire pour les casques SteelSeries !

OpenRGB

Pour tous les autres, il y a OpenRGB !

GPU, overclocking, undervolting...

LACT

Un utilitaire autrefois limité aux dernières générations de GPU AMD. Aujourd'hui, il fait le café pour la plupart des GPU AMD et Nvidia !

Asus Linux

Toute une communauté qui a décidé de gérer au mieux les PC ROG !

#Logitech #Corsair #SteelSeries #AMD #Razer #Nvidia #Asus #ROG


Microsoft a annoncé ses prochaines consoles... portables ! Issues d'un partenariat avec Asus connu pour ses ROG Ally.

Les config et leur performances théoriques

La ROG Xbox Ally a un CPU/GPU légèrement supérieur à la SteamDeck (CPU Ryzen Z2 A, du Zen 2) à voir le gain de performances. Mais cela est moins puissant que le Ryzen Z2 Go des Legion Go de Lenovo (qui a plus de patate GPU). (https://www.phoronix.com/image-viewer.php?id=2025&image=ryzen_ai_z2_4_lrg)

La ROG Xbox Ally X a une config plus véloce (du Radeon 890M (RDNA 3.5, on est sur à peine au niveau d'une RX 6500 XT), CPU en ZEN 5).

Tarifs

Nous n'avons pas beaucoup d'infos, mais nous pouvons voir les habitudes des marques Asus et Microsoft dans le domaine.

Certainement, la ROG Xbox Ally sera la moins chère et peut-être la plus abordable. La première ROG Ally est vendue 499€. Donc, il y a des chances pour que ce soit dans ces eaux, peut-être 600€.

Pour la ROG Xbox Ally X, par contre, des propositions similaires se rapprochent des 900-1000€, pas sûr que ce soit un bon positionnement. Par exemple la Zotac Gaming, avec une config inférieure (RDNA 3, 16Go RAM) est à 750€. Le SteamDeck commence à 419€ et 569€ puis 679€ selon les versions.

OS, Windows 11... tuné ?

La communication de Microsoft parle de gain en mode veille (qui joue en mode veille ?!) et 2Go de RAM gagnée... l'interface "gaming" L'OS semble démarrer directement avec une nouvelle interface “gaming” permettant d'intégrer tous les stores et launchers. Il y a la possibilité de démarrer en mode “Windows” mais la présentation ne nous a pas permis d'en voir plus.

Mais est-ce que les performances seront au rendez-vous ? À voir, mais compte-tenu des informations plus haut, le matériel n'est pas le plus véloce qui soit.

En tout cas, une Legion GO, avec son processeur Z2 GO, plus rapide qu'une ROG Xbox Ally donc, montre de sérieuses limites avec Windows 11... et se fait distancer de 15-20% par SteamOS !

En conclusion !

ROG Xbox Ally : SteamDeck en plus véloce (5-10% ?) mais avec un OS qui l'est moins et un tarif plus cher (voir le positionnement des ROG Ally, le coût de Windows 11...). ROG Xbox Ally X : Plus rapide mais sûrement très chère. AMD a aussi augmenté ses prix en terme d'APU...

Pour ma part, si je dois en acheter une, j’attends le SteamDeck 2 (dans 1 an ou 2). Ah oui, et c'est moins puissant qu'une Switch 2 (équivalent à une RTX 3060)... La comparaison va faire très mal à la marque Xbox...

[Mise à jour] ! Les prix ont fuité ! 599€ et 899€, je n'étais pas loin ;) Source

#RogAlly #SteamDeck #LenovoGo #RogAllyX #Xbox


C'est toute une histoire mouvementée !

Propriétaire / Open-source

NVIDIA a toujours refusé d'ouvrir ses pilotes. Ce qui crée de nombreux dysfonctionnements avec les distributions GNU/Linux. Les pilotes propriétaires sont compilés pour les noyaux GNU/Linux les plus utilisés (officiels, stables...). Utiliser un noyau plus récent que celui supporté ou ajouter des fonctionnalités ou corrections et vous ne pouviez plus utiliser les pilotes propriétaires de NVIDIA. L'écran noir redouté des linuxiens se substituait au démarrage et forçait à réinstaller un noyau supporté. En 2022, NVIDIA a publié une nouvelle version de ses pilotes avec un module open-source permettant de compiler les noyaux non prévus pour. Mais le reste de ses pilotes est propriétaire.

OpenGL et Vulkan

OpenGL

OpenGL est une spécification et un ensemble de bibliothèques graphiques pour la programmation 3D. Depuis 1993, OpenGL permet d'utiliser les GPU pour diverses applications graphiques professionnelles (rendus 3D, CAO...) et jeux vidéos. OpenGL est très utilisé sur GNU/Linux (toutes les applications graphiques et les interfaces graphiques), MacOS, Android et pratiquement toutes les consoles de jeux du marché (Sony et Nintendo dominent le marché). Sous Windows, Direct3D et DirectDraw sont leur équivalent.

Vulkan

AMD publie son API “Mantle” en open-source. Cette API de bas niveau est très performante et est reprise pour le projet OpenGL-Next. OpenGL-Next est renommée Vulkan.

Évolution

En 2015, Microsoft développe DirectX12 et permet la programmation bas niveau de son API graphique. Apple, de son côté, développe Metal avec un objectif similaire et une nouvelle architecture ARM.

Petit à petit, OpenGL s'efface...

Petit à petit, le vieillissant OpenGL commence à être remplacé un peu partout. Les nouveaux pilotes intègrent directement Vulkan et tendent soit à remplacer OpenGL soit à faire le pont entre des instructions OpenGL et des instructions Vulkan.

Nouveau et NVK

Nouveau est une tentative de rétro-ingénierie pour développer des pilotes open-source. Les pilotes Nouveau, intégrés au projet Mesa sont basés sur de l'OpenGL. Les performances de Nouveau sont très en deçà des pilotes propriétaires.

NVK (“Nouveau VulKan”) est développé pour ajouter le support de Vulkan aux pilotes Nouveau et profiter de performances accrues.

Nova

Développé par des ingénieurs de RedHat, le pilote Nova (open-source et en langage RUST) sert de successeur au pilote Nouveau dont le développement est ralenti ces derniers temps. Mais contrairement à Nouveau et son large support de GPU NVIDIA, le pilote Nova est intentionnellement limité aux GPU “Turing” RTX 20 et plus récents. Un code préliminaire du pilote Nova a été envoyé en vue de son adoption dans le noyau GNU/Linux 6.15.

Zink

Zink est développé récemment pour permettre aux applications programmées avec OpenGL de pouvoir s'exécuter dans un environnement à 100% Vulkan.

#Nvidia #Linux #NVK #Nouveau #OpenGL #Vulkan


Petit article de présentation de Rhino Linux, une distribution à part dans le paysage des distributions basées sur Debian/Ubuntu.

Rolling Release ?!?

D'abord, un peu de définition !

Dans le domaine du développement logiciel, l'approche rolling release (littéralement « publication roulante », soit « publication continue ») fait référence à un système de développement logiciel en continu, par opposition au système par version, où l'on ne procède à des mises à jour en production qu'à la fin du cycle de développement d'une version du logiciel ou du système tout entier. Il est notamment utilisé par certaines distributions GNU/Linux. Un système rolling release est généralement implémenté par la mise en œuvre de petites et fréquentes mises à jour. Cependant, appliquer des mises à jour régulières ne signifie pas nécessairement faire usage d'un système en rolling release. Pour qu'une telle dénomination s'applique, les développeurs doivent utiliser une méthode de travail avec une branche unique, par opposition à des versions spécifiques à une étape du cycle (par exemple versions de développement, de test et de production). Dans un système de rolling release les mises à jour sont généralement fournies via un gestionnaire de paquets à travers une connexion internet.

Source : Wikipédia

Donc, si on résume, une distribution rolling release c'est une distribution où vous avez les dernières versions des logiciels et paquets disponibles, tout le temps, presque en temps réel avec les sorties des logiciels.

Avantages et inconvénients

Quelques avantages et inconvénients des rolling releases !

Avantages

Les avantages sont nombreux, notamment avoir les derniers kernels système permet d'avoir un support matériel au top ! Les dernières avancées en terme de pilotes, de gestion graphique sont très utiles pour les joueurs. Vous avez aussi accès aux derniers correctifs de sécurité en direct ! Les dernières évolutions en terme d'interfaces graphiques (Gnome, KDE...) sont directement accessibles !

Inconvénients

Le fait d'avoir les toutes dernières versions des logiciels et applications vous demande de faire des mises à jours régulières. Les logiciels ou paquets ne sont pas suffisamment testés pour être mentionnés “stables” et peuvent causer des soucis de compatibilité, des bugs... Il faut donc savoir mettre les mains dans le moteur et savoir s'en sortir ! Les dernières versions peuvent aussi contenir des failles de sécurité (rapidement corrigées, mais vous êtes un peu le cobaye)...

De la difficulté entre récence et sécurité

Les distributions rolling release (comme les distributions à base de Arch) ont souvent des “garde-fous” temporaires. Soit les paquets ne sont pas intégrés tout de suite dans la distribution, ils sont testés avant par l'équipe, soit on procède à une version “testing” de la distribution (et on s'éloigne de la définition de rolling release) avec déploiement général.

En terme de sécurité, il vaut mieux avoir un système stabilisé, connu, et patché qu'un système trop récent. C'est notamment le cas des distributions Debian : stables mais pas récentes en terme de version de kernel, de paquets...

Toute la complexité et le dilemme des distributions Linux (et plus largement de chaque projet informatique) c'est de pouvoir proposer des mises à jour récentes (mais pas trop) et de la sécurité (mais pas trop ancienne).

Rolling Release, un modèle de développement

Les fans d'Arch Linux jugent généralement Debian et son monde comme quelque chose d'un peu archaïque. Debian étant une des premières distributions Linux (fin 1993), elle profite de l'expérience de nombreuses personnes. Elle est connue, et sa communauté permet son intégration dans énormément d'infrastructures réseaux. Ubuntu profite de cet éco-système pour se développer.

De l'autre côté, Fedora propulsée par RedHat offre des possibilités qui se rapprochent le plus possible des rolling release sans en être. C'est un modèle de développement : la communauté et Fedora “testent”, c'est déployé dans CentOS Stream, qui reteste, puis dans RHEL, la distribution payante pour les professionnels qui veulent du sécurisé et stable.

Rhino Linux, comme un entre-deux

L'avantage de Rhino Linux c'est de prendre les avancées de la communauté d'Arch, d'y intégrer leur fonctionnement (le gestionnaire de paquets Pacstalls) et de l'adapter au monde Debian/Ubuntu qui adore le versioning de ses distributions (experimental, testing, stable, intermediaire, LTS...).

Autre avantage de Rhino Linux, celui de proposer Unicorn, un fork de XFCE pensé pour la modernité.

Le but de cet article n'est pas de vous faire passer à Rhino Linux, mais juste de vous découvrir cette distribution, et d'en profiter pour parler de rolling release ! Donc, testez et vérifiez si cela correspond à vos envies de distribution !

#RhinoLinux #Ubuntu #RollingRelease


“95% des jeux Steam fonctionnent sous Linux !” C'est faux ! Et nous allons voir pourquoi.

Petit historique

Linux et Windows sont des OS différents. Un logiciel qui fonctionne sous Windows ne fonctionnera pas sous Linux. Ça, c'est le premier constat qu'il faut avoir en tête quand on veut comparer les OS.

Alors, oui, des logiciels sont disponibles à la fois sous Linux et sous Windows, mais ils ont été conçu pour, compilés pour et permettent des performances natives dans les deux environnements.

Ça c'était avant le projet Wine

Wine permet de simuler un environnement Windows sous Linux. Les applications vont retrouver leurs C:/, D:/, leurs dossiers /Program Files et y ranger tout leur bordel. Wine fait aussi de la traduction. Il traduit les appels système pour qu'ils soient compréhensibles par l'OS. Un OS est un système d'exploitation, et on pourrait résumer ainsi : un système d'exploitation du matériel. Il joue le rôle de transmetteur d'informations entre l'utilisateur (et ses entrées, clavier, souris et ses logiciels...) et le matériel. Un logiciel Windows va parler son jargon, et va s'attendre à ce qu'on lui parle dans la même langue. Wine va traduire tout cela.

Grâce à Wine, de nombreux logiciels fonctionnent avec Linux.

Proton et Vulkan

En 2013, Valve sort Proton qui permet un boost de performances sur Wine. Proton est une couche de traduction différente de Wine. Quand Wine parle OpenGL à Linux, Proton parle Vulkan à Linux. Et les performances s'en ressentent immédiatement. Plus rapide même que sous Windows pour de nombreuses applications ! TomsHardware

État des lieux

En 2025, beaucoup de jeux tournent sur Linux. Grâce à Proton, des milliers de jeux sont testés et approuvés. Il se peut que certains titres ne fonctionnent pas, si c'est le cas, il y a toujours une solution.

Les titres purement en ligne et nécessitant des logiciels anti-cheat ne sont pas toujours supportés sous Linux. Et oui, question de sécurité ! Qui veut d'un logiciel qui espionne tout ses faits et gestes ?

Mais sur les milliers de jeux sortant sur PC, beaucoup ne sont pas testés parce qu'il y en a énormément !

Des solutions

Proton n'est pas seulement dédié aux jeux Steam, vous pouvez également l'utiliser avec Heroic Game Launcher pour jouer à vos jeux sur Epic, GOG, Amazon et de nombreux jeux sur Itchio sont natifs sur Linux depuis 2013. Il existe de nombreux outils pour offrir une compatibilité Linux pour les anciens jeux, les abandonwares... GOG fournit des versions Linux de jeux, Protontricks vous permet de configurer finement vos lanceurs de jeux, Heroic Game Launcher et Lutris peuvent fournir différentes versions de Proton / Wine / Dosbox, vous pouvez passer à différentes versions de pilotes / kernels ...)... En fait Linux c'est juste une autre façon de faire et d'apprendre.

Et, je déteste rappeler cette évidence mais, Linux est différent de Windows.

Ce qu'il reste à régler

Pour que les expériences de jeu vidéo sous Linux soient les plus proches de ce que connaissent les joueurs sur d'autres plateformes, il y a néanmoins des questions à régler. Certaines sont épineuses, d'autres dépendent directement des éditeurs et constructeurs de matériels.

Performances Nvidia

Nous avons juste besoin d'égalité dans les fonctionnalités et les performances. En effet, les pilotes fournis par Nvidia pour Linux sont propriétaires et limités en fonctionnalités (pas de FrameGen au moment où je vous parle par exemple). Même si la tendance est à l'amélioration, les efforts de Nvidia sont très loin des autres constructeurs AMD et Intel par exemple.

Anti-cheat

Ce sont des logiciels qui agissent au niveau du kernel système. Ils enregistrent les frappes au clavier, les mouvements de la souris... notamment pour détecter les triches sur des logiciels compétitifs. Sur ce sujet, la réaction de la communauté Linux est claire : ces logiciels sont des “malwares”, des espions qui n'ont rien à faire dans le système. Alors il y a des “tricks” pour ménager les solutions. Certains logiciels anti-triche sont disponibles sous Linux mais pas avec toutes leurs fonctionnalités. Espérons qu'ils soient un jour abandonnés par leurs éditeurs et qu'ils trouvent d'autres moyens efficaces pour répondre à leurs besoins !

Le support matériel

Sous Linux, ce qui ne va pas fonctionner dans la grande majorité des cas, c’est le support logiciel de votre matériel : le logiciel du constructeur n’est pas développé sous Linux. Un peu comme les casques « 7.1 », qui ne le sont que grâce à leur logiciel maison et pas grâce à leurs réelles capacités à vous restituer 8 voies sonores. Il y a toujours des alternatives communautaires (Piper, OpenRazer, OpenRGB, Oversteer...), mais il faut les connaître et ça fait partie de l’adaptation nécessaire quand on passe à un autre OS : les logiciels ne sont pas forcément les mêmes. D'une certaine manière, sous MacOS on parle iMessage, iPhoto, GarageBand, et c’est un autre univers aussi. Oversteer

#Steam #Wine #Proton #AMD #Nvidia #Linux #HeroicGameLauncher


Dans le monde merveilleux de Linux, on peut tout configurer et adapter à son matériel. C'est ce qui fait sa force ! Pas besoin du support de processeurs 386 quand on a juste besoin de faire tourner ses applications sur des processeurs ARM par exemple. Ça allège le système et permet plus de réactivité.

De l'adaptation, les différentes situations.

Le noyau (ou kernel) Linux est le cœur du système. C'est lui qui va dialoguer avec le matériel. Si vous restreignez le matériel supporté ou que vous avez développé des optimisations spécifiques il va vous permettre de gagner en performances dans ces domaines là. Exemple, les distributions Android (oui Android est basé sur un kernel Linux) sont optimisées pour la gestion des réseaux (bluetooth, wifi, téléphonique), la découverte des réseaux, la connexion sont plus rapides que sur les PC. D'autres exemples spécifiques comme les NAS (DietPi, OpenMediaVault, TrueNAS...) utilisent des distributions Linux optimisées pour les lectures/écritures sur les SSD/HDD, elles seront moins optimisées pour d'autres tâches (calculs bruts...).

La recherche de la performance

Vous l'aurez compris, on ne peut pas avoir le beurre, l'argent du beurre et le crémier... Chaque optimisation spécifique peut induire des pertes de performances dans un autre domaine. Mais l'évolution de l'informatique permet aussi de prendre les optimisations de certains contextes pour les pousser dans les versions “generic” des noyaux. Le temps réel sous Linux qui permet une gestion à zéro latence des entrées-sorties, très utile pour l'audio, est souvent resté un kernel à part à installer. Il a été remplacé par le “low-latency” qui suffisait très bien pour la plupart des utilisations avec peu de pertes de performances.

Et depuis quelques releases de kernel, le “temps-réel” a été directement intégré dans le noyau “generic” (c'est l'option “PREEMPT_RT”).

Les noyaux spécifiques “gamers”

Certaines communautés de joueurs développent leurs propres optimisations de kernel. Liquorix, XanMod, TKG voire même Valve avec son SteamDeck développent des noyaux spécifiques pour leurs besoins : multimédia, jeux vidéos... Autant vous dire que faire tourner son serveur avec ces noyaux sera possible, mais qu'il y aura certainement des modules à ajouter, et des performances moindres qu'avec des noyaux ou des distributions spécifiques. Heureusement, vous pouvez choisir le noyau sur lequel vous souhaitez démarrer à tout moment voire supprimer le noyau “generic” pour ne garder que celui développé par la communauté.

Comparer les noyaux, bonne idée ?

Tout dépend ce que vous comparez et ce que vous voulez que votre comparatif fasse apparaître ! Si, pour des questions d'information, vous comparez des noyaux sur leurs performances multimédia, il est honnête de partir des noyaux par défaut des distributions (“generic”) et de les comparer à des noyaux spécifiquement dédiés aux performances multimédia. Vous constaterez les avancées ou parfois les régressions selon les performances. Comparer des noyaux de diverses communautés peut aussi être intéressant pour voir les différences (scoop : c'est minime voire dans les marges d'erreur des benchmarks).

Est-ce utile pour moi ?

Pour comprendre le sujet, c'est une bonne occasion de regarder cela de plus près ! Comprendre le fonctionnement d'un noyau Linux est quelque chose de complexe et c'est toujours grisant de mieux connaître un sujet aussi poussé. Pour le commun des mortels, ça permet parfois d'avoir des noyaux testés et du support pour de nouveaux matériels en avant-première et ça résous parfois des soucis d'incompatibilité avec certains jeux... Mais les noyaux “generic” intègrent de plus en plus les optimisations spécifiques et la différence devient négligeable pour celles ou ceux qui cherchent juste à faire tourner leurs jeux et applications dans de bonnes conditions sans forcément rechercher les 2fps en plus.

#Linux #Xanmod #Kernel


(adaptation et traduction de cet article : https://www.howtogeek.com/everything-you-need-to-start-recording-music-on-linux/ )

Vous rêvez de faire de la musique, mais vous voulez le faire avec Linux ? Que vous soyez prêt à enregistrer de la musique sur votre distribution Linux préférée ou que vous cherchiez le bon endroit pour commencer, voici ce que vous devez savoir.

AlsaMix

Gardez à l'esprit le type de musique que vous voulez faire

Vous pouvez faire n'importe quel type de musique sur Linux, mais il est utile de savoir ce que vous cherchez à faire. Par exemple, si vous voulez vous enregistrer en train de chanter tout en jouant de la guitare acoustique, vous aurez besoin d'une approche différente (et des logiciels différents) que si vous cherchez à produire de la musique électronique downtempo. Ne vous inquiétez pas si vous n'arrivez pas à vous décider, mais il est utile de savoir quel est votre objectif. AcidBox Hydrogen En règle générale, plus votre musique comporte d'éléments réels, plus vous aurez besoin d'équipement. Pour la musique purement électronique, vous pouvez vous appuyer principalement sur des logiciels gratuits, même si quelques équipements nécessaires vous seront certainement utiles. Nous y reviendrons dans la section suivante.

L'enregistrement de votre voix ou d'autres instruments peut s'avérer plus délicat que la création d'une musique purement logicielle, c'est pourquoi ce guide se concentre principalement sur ce point. Cela dit, l'article met également en lumière des logiciels utiles à la fois pour capturer des enregistrements et pour produire de la musique à l'intérieur de la boîte.

Le matériel dont vous aurez probablement besoin

Universal Audio Volt 2 Si vous voulez vraiment faire de la musique, vous ne pouvez pas vous passer d'une interface audio. Il s'agit d'appareils multifonctions qui sont en fait des cartes son surpuissantes pour votre ordinateur. Ils vous permettent de brancher un casque ou des haut-parleurs pour écouter la lecture de votre ordinateur, ainsi que des microphones et des signaux de niveau ligne ou instrument.

Si les interfaces audio haut de gamme qui se connectent via Thunderbolt ou Ethernet peuvent ne pas fonctionner facilement sous Linux, les interfaces plus basiques comme l'Universal Audio Volt 2 sont conformes à la classe USB et fonctionnent sans pilotes spécifiques sous Linux. La plupart des interfaces offrant une à quatre entrées sont conformes à la classe USB, mais vous pouvez toujours vérifier auprès du fabricant si vous envisagez d'acheter une interface et que vous voulez vous assurer qu'elle fonctionnera.

Yamaha AG06 MK2 Il est techniquement possible de faire de la musique en utilisant uniquement les haut-parleurs de votre ordinateur portable ou un casque branché sur votre carte son intégrée, mais le moins que l'on puisse dire, c'est que ce n'est pas optimal. En utilisant vos haut-parleurs intégrés, il est facile d'enregistrer accidentellement le son de vos haut-parleurs lorsque vous essayez d'enregistrer un instrument. L'utilisation de votre carte son interne peut fonctionner correctement pour les casques, mais vous ne pouvez pas facilement brancher un microphone pour enregistrer votre voix.

Volt 2 Studio Pack Bien qu'une interface audio facilite grandement le branchement de tous les éléments, vous aurez également besoin de quelque chose à brancher. Cela dépend de ce que vous voulez enregistrer. Vous pouvez trouver des microphones allant de quelques dollars à des milliers d'euros, mais si vous investissez dans un microphone de qualité d'une marque connue comme Shure, Beyerdynamic ou Sennheiser, vous aurez moins de chances de devoir le remplacer. D'un autre côté, cela implique généralement de dépenser plus d'argent au départ.

Si vous débutez, il n'y a rien de mal à utiliser ce que vous avez sous la main au début. Au fur et à mesure que vous vous habituerez à produire de la musique, vous pourrez toujours passer à la vitesse supérieure.

Les logiciels dont vous avez besoin

Ardour

Il existe de nombreux types de logiciels audio, mais pour l'enregistrement et la production de musique, la pièce maîtresse est la station de travail audio numérique (Digital Audio Workstation, DAW). Il s'agit en fait d'un studio d'enregistrement dans votre ordinateur, qui s'occupe de l'enregistrement, du mixage et de l'assemblage du produit audio fini pour en faire quelque chose que vous pourriez écouter sur Spotify.

Il existe de nombreux DAW gratuits et open source sous Linux, mais le plus populaire et le plus professionnel est Ardour. Ce logiciel peut être intimidant au début, comme la plupart des logiciels professionnels, mais il existe un manuel détaillé sur le site web du projet qui peut vous apprendre tout ce que vous avez besoin de savoir. Il y a même des conseils pour configurer votre système afin que le logiciel fonctionne au mieux.

Qtracktor Ardour n'est pas la seule option. Si vous êtes dans un environnement de bureau KDE, QTractor vous conviendra peut-être mieux. Si vous ne souhaitez pas vous limiter aux logiciels libres, le célèbre logiciel de création commercial Reaper est également facile à installer et à utiliser sous Linux. Nous pouvons aussi citer Bitwig, Presonus... que j'ai déjà abordé dans cet article.

Si vous enregistrez des instruments ou votre voix, il se peut que le logiciel DAW et les plugins inclus pour l'égalisation et d'autres effets audio soient tout ce dont vous avez besoin. Cela dit, si vous produisez de la musique électronique ou si vous souhaitez enrichir votre instrumentation réelle, vous voudrez peut-être ajouter des sons provenant d'autres logiciels. Vous trouverez divers synthétiseurs, séquenceurs et boîtes à rythmes disponibles pour Linux et, grâce à un puissant système logiciel appelé JACK, vous pouvez acheminer l'audio de ces logiciels vers d'autres logiciels tels qu'Ardour.

Utiliser une distribution spécifique ?

Évidemment, comme pour tout autre logiciel pour Linux, vous pouvez installer tous les logiciels DAW mentionnés ci-dessus sur la distribution Linux de votre choix. La plupart des distributions incluent au moins les options open-source dans leurs sources logicielles. Cela dit, si vous ne savez pas par où commencer, sachez qu'il existe des distributions spécialement conçues pour la création musicale et d'autres projets créatifs. Ubuntu Studio Les distributions axées sur la musique existent depuis des années. Par exemple, l'une des plus populaires, Ubuntu Studio, est apparue pour la première fois en 2007. À l'origine, la faible latence était l'un des principaux facteurs de différenciation de ces distributions. Bien que cela reste important pour la production audio, l'augmentation de la vitesse du matériel, combinée aux améliorations générales du noyau Linux, a rendu ces ajustements moins nécessaires pour la production audio qu'ils ne l'étaient auparavant. AV Linux Si certaines distributions Linux axées sur la musique, comme AV Linux, utilisent encore des noyaux personnalisés, d'autres, comme Fedora Jam, sont essentiellement de vastes collections de logiciels préinstallés. Ces distributions vous facilitent encore la vie de bien d'autres manières. Par exemple, JACK est configuré dès la sortie de la boîte, de sorte que vous êtes prêt à commencer à enregistrer. Fedora Jam Les trois distributions mentionnées dans cette section fonctionnent toutes comme des DVD ou des clés USB live, ce qui signifie que vous n'avez pas besoin de les installer. Si vous souhaitez commencer à explorer les logiciels audio disponibles pour Linux sans apporter de modifications à long terme à votre ordinateur, c'est un excellent moyen de vous faire une idée de ce qui est disponible.

Comment commencer à enregistrer

Si vous ne créez qu'un enregistrement de base, vous pourrez peut-être vous contenter d'utiliser l'éditeur audio Audacity, mais il y a une raison pour laquelle nous avons suggéré des alternatives à Audacity par le passé. Audacity est limité par rapport à un logiciel DAW digne de ce nom. Il est donc préférable d'utiliser Ardour ou un autre logiciel DAW pour tout ce qui comporte plus d'une piste.

Ardour 1

Pour créer un enregistrement de base, lancez Ardour. L'application vous propose quelques options de configuration. Vous devrez sélectionner votre carte son ou votre interface audio, qui devrait être automatiquement configurée s'il s'agit d'un périphérique USB conforme à la classe. Sélectionnez le périphérique audio approprié et démarrez un nouveau projet, puis suivez les étapes ci-dessous :

  • Cliquez avec le bouton droit de la souris à droite de l'écran, en dessous de l'indication « Master ».
  • Confirmez que vous souhaitez ajouter une piste, puis cliquez sur « Ajouter et fermer ».

Ardour-2

  • Cliquez sur le bouton rouge de l'armement d'enregistrement sur la piste nouvellement ajoutée.
  • Cliquez sur le bouton rouge Enregistrer dans la barre de transport en haut de l'écran.
  • Cliquez sur le bouton de lecture pour commencer l'enregistrement. Cliquez sur stop pour terminer.

À partir de là, vous pouvez répéter le processus, en superposant les pistes les unes sur les autres. Vous pouvez chanter en vous accompagnant ou ajouter des instruments ou d'autres sons à votre musique.

Une fois l'enregistrement terminé, vous pouvez éditer l'audio, ajouter des effets et le manipuler de toutes sortes de façons. Cela dépasse le cadre de cet article, mais vous trouverez une mine d'informations dans le manuel Ardour. Si vous utilisez l'un des autres exemples de logiciels DAW mentionnés plus haut, vous trouverez également une excellente documentation sur leurs sites web respectifs.

#Audio #Linux #Ardour #Audacity #Jack #YamahaAG06 #DAW


L'audio sous Linux ! Tout un programme ! Beaucoup de personnes laissent ou ont laissé parfois tomber Linux à cause de cela... Sous Windows vous avez pléthore d'applications audio, un support du matériel par les constructeurs quasi automatique... Bref, votre casque audio bluetooth en 7.1 fonctionne bien avec le “7.1” activé grâce à l'application du constructeur ! Sous Linux, bah c'est plus compliqué...

Support matériel

En premier, le support matériel sur Linux est plus compliqué. Les constructeurs ne développent pas par défaut des pilotes pour Linux. La plupart sont propriétaires et le développement de pilotes sous Linux, bien que n'étant pas plus complexe à réaliser, est moins connu. Pour faire simple, vous avez des normes (universelles et supportées dans le noyau de Linux), comme l'USB Audio, et il faut que votre matériel le supporte pour dialoguer au mieux avec l'OS. Si on est sur des protocoles constructeurs spécifiques, le support ne se fera qu'avec le développement de solutions par le constructeur.

Pour continuer dans mon exemple, si votre matériel est bien certifié USB Audio, vous n'aurez aucun soucis. Et s'il envoie des données reconnues par le protocole mais non visibles par l'OS, il sera possible de les récupérer pour supporter ces fonctionnalités et de les utiliser dans un logiciel pour les exploiter.

Ceci étant dit, citons des exemples de marques de constructeurs parfaitement reconnus sous Linux (ou étant suffisamment suivis pour avoir des mises à jours sur leur support) : Arturia, Behringer, Presonus, Focusrite, Korg, M-Audio... Il y a de quoi faire, non ?

Audio, les serveurs et clients

Toute une histoire ! Sous Windows vous avez DirectAudio ou ASIO pour gérer le son. Sous Linux, il y a différentes évolutions, OSS, ALSA, Jack, Pulseaudio, Pipewire... Je passe ici sur les spécifications techniques de chaque serveur audio ni sur les pour ou contre de chacune des solutions. Évoquons par contre ceci : du temps d'ALSA, Jack est né pour l'audio en temps réel (avec des latences plus faibles que sous windows ou mac par exemple). Pulseaudio a remplacé ALSA mais a laissé Jack tranquille et Pipewire remplace Pulseaudio et Jack...

Aujourd'hui, vous avez encore des distributions sous Pulseaudio et d'autres qui ont migré sous Pipewire par défaut. Si dans le temps la migration ALSA->Pulseaudio s'est parfois accompagnée de difficultés (et incompatibilités d'applications), c'est moins le cas pour la migration Pulseaudio->Pipewire (il y en a, mais beaucoup moins bloquantes qu'auparavant).

Gérer ses entrées / sorties audio

Si vous avez une interface audio avec plusieurs entrées comme moi, vous aurez besoin d'une interface pour les piloter (voir leurs niveaux sonore, vérifier si les enregistrements sont ok...). Bon, on peut cela pendant l'enregistrement, avec Ardour ou Audacity par exemple, mais il est vrai que c'est pas mal de le faire au niveau de son OS.

Pour ça, je vous ai trouvé trois solutions, dont une en développement récent et actif (donc à tester, faire remonter les bugs, ils cherchent des personnes pour les aider à développer l'application).

Pulsemeeter

Je commence par Pulsemeeter, logiciel qui ressemble à Voicemeeter sous Windows et avec les mêmes caractéristiques. Et comme son nom l'indique, il est développé pour Pulseaudio !

Sonusmix

Le remplaçant de Pulsemeeter, pour Pipewire ! Sonusmix est en développement actif et recherche donc des développeurs, testeurs... n'hésitez pas !

Coppr

COPPWR affiche et fournit un contrôle sur de nombreux aspects de Pipewire aussi directement que possible de manière organisée et visuelle. Il peut aider à déboguer et à diagnostiquer une configuration de pipewire ou à développer des logiciels qui interagissent avec Pipewire.

#audio #linux #pipewire #pulseaudio #jack


Je reprend ici une documentation que j'avais déjà faite en septembre 2024.

Fonctionnement de SecureBoot

Dans les années 2010, les bootkits (pour “boot rootkit”) sont des menaces informatiques dangereuses. Ce sont des logiciels malveillants capables de corrompre le démarrage du système d’exploitation, de se charger très tôt (avant l'OS) et avoir des privilèges d’exécution très bas. Ils peuvent donc prendre la main sur un système informatique bien avant les antivirus pour contrôler entièrement le système. Ainsi, les attaquants gagnent en persistance sur l’appareil.

Schéma d'exécution de SecureBoot

Pour se protéger des bootkits, l’UEFI apporte entre autre le mécanisme de SecureBoot (démarrage sécurisé). SecureBoot est un mécanisme de vérification pour garantir que le code lancé par le firmware est fiable avec des clés de chiffrement.

Parcours de validation des clés

SecureBoot ne permet donc pas de lancer les pilotes tiers non singés ! Tiens ! Sans désactiver SecureBoot (ce qui poserait des soucis de sécurité)... il est possible d'utiliser des pilotes propriétaires sur Linux, en recréant des clés MOK de sécurité ! Si vous possédez du matériel Razer c'est indiqué dans leur documentation.

La solution !

Vérifier si SecureBoot est présent : mokutil --sb-state Recréer les clé SecureBoot : sudo update-secureboot-policy --enroll-key (si cela ne fonctionne pas faire : sudo update-secureboot-policy --new-key )

Configurer SecrureBoot Entrer un mot de passe temporaire Configurer SecrureBoot Mot de passe temporaire Redémarrer le PC Au démarrage, il vous propose cet écran, choisissez le second choix Enroll MOK.

Enroll MOK Entrer le mot de passe temporaire, le PC va redémarrer...

Et les pilotes Nvidia seront lancés... et les souris Razer aussi (et tout le matériel qui demande des autorisations spécifiques) !

Victory

#Nvidia #Mint #SecureBoot #Razer #Linux