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from Angèle Lewis

[Autoportrait]

Je suis une caricature

Je suis féministe Lesbienne Végétarienne – souvent végan - J'ai des tatouages Les cheveux courts Des poils sous les bras – ma fierté, ils mesurent jusqu'à 5cm - Des poils sur les jambes Je ne porte pas de soutif Et aussi J'écris de la poésie

Je suis une caricature

Je suis écolo et je n'ai plus d'éponge ni de liquide vaisselle Les invité·e·s volontaires pour aider sont déçu·e·s Mais par chance Il y a encore du PQ Je suis écolo il n'y a pas de sopalin Je suis écolo il n'y a pas de mouchoirs Je suis écolo il n'y a pas de chocolat C'est tellement la décroissance Que j'ai peur de voir le nombre de mes ami·e·s Décroître aussi

Je suis une caricature J'écris de la poésie pour me renverser sur la page Que mes sentiments dégoulinent comme l'eau d'un vase De fleurs fanées J'écris pour m'épancher Pour éponger les émotions qui débordent Pour éviter l'implosion Et La gêne de grandes effusions Écrire pour cacher ses émotions aux yeux des autres, en faire un poème et le rendre public Pas toujours logique

Je suis une caricature Aussi Quand je tombe amoureuse Mon téléphone vibre dans ma poitrine A chaque message reçu L'imagination part en vrille ou en entrechat Je me fais des comédies musicales Avec des chansons d'amour Des dialogues aussi piquants que glissants Des caresses avec les ongles et la langue s'envolant Je succombe Et tout ça Sans que jamais vraiment la personne concernée ne soit mise au courant

Je suis une caricature J'ai la carrure D'une lesbienne qui aime les chats D'une végétarienne qui aime le tofu D'une poétesse qui aime Cécile Coulon D'une féministe qui aime avoir une bibliothèque débordante de livres théoriques qu'elle n'a lu qu'à moitié D'une amoureuse qui aime – tout court

Je suis Je suis Je suis Une caricature

Et ça vaut toujours mieux que d'être parfaite Ou encore rien du tout

 
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from Venteux

A shattered world in a shattered man — ah! which is the bird watching now?

 
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from Shinra

4h47

c’est une belle heure pour partager quelques mots non ?

Comment allez-vous ? Bien, j’espère !?

Nous voilà déjà en Juillet, les choses ont évolué depuis le dernier message. Il a bien fallu trouver quelque-chose pour rentrer des € , des unités monétaires non-libre (unl) vu que la #monnaielibre n’est pas encore hyper répandue à l’usage dans le coin… et que la banque ne semble toujours pas enclin à en accepter ^^ .

Fin du mois de février, j’ai commencé une formation de tôlier spécialiste « poids lourds » au sein du groupe Faurie , et dans un garage Renault Trucks à Saint-Georges.

Bon j’imagine que ça ne vous dit rien grand-chose ×

En gros, j’apprends la carrosserie et le lieu d’apprentissage est à 40km de la maison.

D’un côté, c’est pas mal, j’ai trouvé une formation payée et vu mon âge, c’est directement le smic (et non une fraction de celui-ci). De l’autre côté, et bien… je mets en valeur du capital.

En fait j’ai remarqué que ce taf est vraiment un mélange de choses assez hétérogènes, ou plus exactement, que mon projet de vie, dans lequel ce nouveau taf arrive, donne un ensemble assez hétérogène : je vise la sobriété énergétique MAIS je fais 80km par jour pour le travail . Je vise la moindre dépendance aux réseaux MAIS ce boulot est majoritairement tributaire des énergies fossiles et de l’électricité. Je vise un usage le plus répandu possible des #lowtech MAIS j’ai du matos « pointu ». Je vise le temps partiel salarié MAIS la formation de 14 mois se passe à temps plein.

Bref ce mélange des genres m’oblige parfois à me poser et me concentrer.

Par contre il y a deux constatations in-dé-nia-bles qui ont été faites

1° comme je mets du capital en valeur, ça semble être considéré comme un véritable travail ET à terme, dès l’embauche, le salaire sera plus important que celui que je percevais dans le médico-social au bout de 8 ans d’ancienneté. C’est moche, mais c’est comme ça -₋-

2° si il est plus difficile physiquement, il est beaucoup plus reposant psychiquement : quand l’heure de la débauche (oui, j’apprécie beaucoup ce sens là à ce mot ^^ ) arrive, je laisse absolument tout en plan sans me tracasser de savoir si la nuit va bien se passer et me demander ce que je vais bien devoir faire demain pour que ce soit mieux pour elle. Nan, la pièce travaillée s’en fiche complètement. Ça, pour le moment, ça n’a pas de prix.

Alors pour le moment, comme l’a dit une connaissance, je fais un peu le maître zen : le quotidien est vécu comme une expérience et un chemin à accomplir au mieux avec toutes ses imperfections, tentant de trouver du bagage utile à tout événement qui surgit.

Reste à savoir combien de temps mon sale caractère va résister à la chose ^^ .

Ha et il y a une autre chose de bien à cette aventure : je sais qu’elle a un terme prédéfini, 14 mois, pas plus. En juin 2023, c’est la quille et peut-être un certificat de qualification professionnelle dans la poche avec du bagage technique qui devrait partiellement pouvoir être réutilisable dans le projet d’ #autonomie

#travailsalarié

 
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from ¯\_(ツ)_/¯

O Parque da Cidade sempre me causou uma sensação estranha que eu não conseguia definir. Agora eu acho que sei: ele me dá uma sensação de shopping.

Mas cuma? Não tem nada a ver com shopping! Eu sei. Eu também tô tentando entender.

Eu penso que cada praça, cada parque tem uma personalidade diferente, me dá uma sensação diferente. A maioria das praças é frequentada por gente que mora perto, e isso dá uma certa vida pro lugar. Os shoppings também têm personalidades e sensações diferentes, mas em certa medida todos são artificiais, estéreis, elitistas.

O Parque da Cidade tá no meio do nada, perto de nada. Na frente, passa uma rodovia e, do outro lado dela, tem um condomínio de luxo.

Será que o povo do condomínio frequenta o parque, e dá um ar elitista? Mesmo se for, não é um simples passeio no parque. Não, com certeza eles não vão lá a pé; vão de carro, como quase todo mundo. Ir pro parque da cidade é uma coisa tipo (leia em voz robótica) “ei famílea domingo devemos irmos para o parque para desfrutarmos um lazer desportivo”.

Contrasta isso com aquela mesinha do lado terminal Rami. É um cantinho de nada, mas tem uma árvore e flores e plantas e é super bem cuidado e sempre tem velhinhos sentados à sombra conversando.

Que mais talvez? Muita grama e pouca árvore pro meu gosto? E o que é aquele concretão gigante perto da entrada?

Não sei bem, é só uma sensação. E é parcial. O Parque da Cidade ainda dá uma sensação menos desagradável do que qualquer shopping – mas surpreendentemente parecida.

 
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from Angèle Lewis

[Sauve qui pleut]

Que j'aime ce temps de pluie après la chaleur écrasante Tout vit et danse Personne ne peste Contre cette flotte qui tombe et arrose tout

Les oiseaux sont fous Ils pépient-pétillent Les fenêtres sont ouvertes comme par grand soleil Ouvertes comme des bouches Attirées par un verre d'eau après une trop longue randonnée

La lumière est si douce On a l'impression d'être invité·e chez des fantômes

Ça donne des envies de sieste Ou de lente observation du dehors Une envie de silence Pour entendre résonner les bruits d'eau Et mieux sentir encore les frissons Qui courent sur la peau

 
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from La route chante

Contrastes

coquelicots et cactus

J'aime les contrastes, la vie en est d'autant plus vivante, ce vertige de la lumière et de l'ombre. Les contrastes me réveillent.

Quand j'ai vu ces coquelicots ce cactus en fleur au jardin du Rayol, avec la mer le vent, le ciel les nuages, la roche, j'en ai aimé les contrastes : courage et force des coquelicots fragiles, piquants et apparente solidité du cactus…

Les contrastes me révèlent

#enchemin

 
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from ¯\_(ツ)_/¯

Já fazia muito tempo que eu vinha tendo idéias sobre organização de jogatinas, esmiuçando questões sobre comunidade, interesses, estruturas. E agora com o fim do Além do Muro (como o conhecemos), tenho conversado cada vez mais com pessoas sobre o assunto.

https://www.ludopedia.com.br/topico/58640/o-alem-do-muro-acabou

Mas como é que eu posso me colocar na pretensão de organizador de evento, se mesmo o meu rolezinho privê é super miado? Eu chamo vinte pessoas (número pavorosamente alto), duas confirmam presença (tranquilizador, mas decepcionante), e todas duas ESQUECEM DO ROLÊ.

 
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from Sarita A

Ton doigt sur mon épaule

Ton doigt sur mon épaule Celui qui me dessine Divague en vagues sublimes Les courbes de mon corps

Ta bouche est en émois Attrape mon téton Je ne peux rester coi Tes doigts sur mon bouton

Moi je rêve de toi De moi sur ton ponton Tes baisers sur mon front Et je te ferai roi

Roi des oscillations De celles de nos chairs Vols en constellations Bien au-delà des mers

Sarita mai 22

#poésie #érotique

 
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from Sarita A

Mourir vieux (avec toi)

Tes boucles d’ébène Face à l’océan Contemplent la plaine Comme effleure le vent Sous les perles brunes Et les ciels d’ivoire Dans les mers, les dunes Où l’on vient s’asseoir On prendra le temps De tout voir D’aimer chaque instant Comme un dernier soir

Je veux mourir vieux Dans tes bras de soie Sous un ciel pluvieux Pour que l’on s’y noie Je n’ai qu’un seul vœu Avant l’au-delà C’est ton sel, ton feu Pour brûler ma voix

On dira jamais On dira toujours Comme en javanais On fera l’amour On brisera les chaînes De nos prisons d’or Du jardin d’Eden Pour tromper la mort On s’envolera Tout là-haut Emprunter les lunes Sombrer dans les eaux

Je veux mourir vieux Dans tes bras de soie Sous un ciel pluvieux Pour que l’on s’y noie Je n’ai qu’un seul vœu Avant l’au-delà C’est ton sel, ton feu Pour brûler ma voix

Dans les champs d’oranges De Galice et d’Andalousie Se suffire ensemble De délices et de fruits Se coucher à l’aube Rassasiés de la vie Dans le bleu, dans le mauve De l’éternelle nuit

Je veux mourir vieux Dans tes bras de soie Sous un ciel pluvieux Pour que l’on s’y noie Je n’ai qu’un seul vœu Avant l’au-delà C’est ton sel, ton feu Pour brûler ma voix

Tim Dup – Mourir vieux (avec toi)

#citation

https://www.youtube.com/watch?v=btID6EEsgQY

 
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from Sarita A

It’s not so much that I want to know God

As to be close to the spiral in the seashell,

To feel the wind as my own breath,

To let birdsong all the way in to my being, let my bones be the ledger lines for its dancing song.

It’s not so much that I want to know God

as to be reacquainted with the intimacies of the stars through remembering they’ve always shone from within the expansiveness of my own chest

It’s not so much that I want to please any Cosmic Authority as to be strong enough to finally hold every little girl still inside of me as she weeps old tears that were never held.

It’s not so much that I need a particular place of worship—

I want to flee less the majesty of each moment

that the humble door of my ancient heart be more willing to open to the wide beauty of the world.

My only prayer is to be excommunicated from ideology

and join the congregation of morning dew shimmering with enlivened mystery and freshness, replete with sparkling wonder

It’s not so much that I want to worship God

as for my devotional practice to be opening my body to the living scripture of Life’s movement as She dances Her desires through me

and to remember to say thank you with deep recognition for every small act of love that finds me.

It’s not so much that I believe in God as it’s been taught

but that all I desire is to serve the One Great Heart that lives within us all.” ~ Chelan Harkin Poetry

#poésie #citation

 
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from Mnémogrammes

Isolés enfermés reclus

sous des tonnes d'acier

nous tiendrons face à l'histoire

en imagination nous survolons la zone

immobiles

faucons crécerelles

à l'affût

entre les structures nous trouvons refuge

éphémères répits

sous des tonnes d'acier

résonances métalliques détonations

isolés enfermés reclus

les cheminées bravent les colonnes d'acier

nous serons libérés de nos espérances souterraines

édifice monumental aux replis multiples sacrifiés

nous glissons contre les parois des galeries mines graves énigmatiques

entrecoupées de silences rocheux

nous rêvons d'une vue aérienne

fidèles nous forgerons nos derniers souvenirs

ici sous terre entre le feu et l'acier

 
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from Angèle Lewis

[Les racines de la langue]

Les corps écrivent Serrent le bois du crayon de bois Ou le plastique du stylo bic

Les corps écrivent

Les plantes se penchent Intriguées Sur ces tiges tournées Courbées Repliées Sur le papier Repliées Sur la technologie du langage

Se couchant presque sur la page Des corps Nourris de lumières d'eau claire et d'histoires Les racines plantées sur les coussins du canapé Happés Par les mots Qui se bousculent sur la feuille Qui se souvient D'avoir un jour été verte Dans la douceur du matin

Dans un coin L'eau bout comme les cerveaux Pour prendre le parfum du thé ou du café L'eau coule Dans les veine et dans l'encre Dans la tasse qui arrose La machine nerveuse Qui invente et compose Se décompose Se métamorphose En mots

Tous Les éléments font mouvement Danse discrète des lettres De l'écriture Qui attache les corps Les cœurs Les crocs A des phrases qui résonnent en écho

Des phrases qui font racines Sous-bois Ou cimes

Canopée ou canapé Dans l'espace et dans le temps De nos langues textuelles et mélangées Nous sommes tous Et toutes Forêt

 
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from Angèle Lewis

[Cène familiale]

Tout le monde fume Rit Boit Parle Et chante

De bout en bout la table est pleine De convives et d'assiettes Vides Et nos ventres pleins Le sont autant Que le plaisir gourmand d'être là

Les rires fusent On interpelle untel en coupant son voisin Qui tend l'oreille à la voisine Qui tend la main pour passer un morceau de pain A l'autre voisin Celui qui nous appelait pour un prendre un verre de vin

Certain·e·s se lèvent On les rappelle Ou on invente un chant pour les faire revenir

Un enfant qu'on croyait couché descend les escaliers Attrape un adulte qui Le raccompagne à son lit Invente un conte sur le pouce Repoussant l'insomnie

La fête s'allonge aussi C'est un anniversaire

On brûle tout par les deux bouts La bougie sur le gâteau Les cigarettes au bout du bec Le verre de rhum chauffant la gorge Incendie la parole Car surtout On brûle d'entendre les meilleurs blagues Celles qui sont des histoires vraies Des souvenirs de voyage Ou de fou du village

Les plus terribles aussi

Celles qui viennent de loin Qui redonnent sens aux mots Que tout le monde écoute Le silence en écho

Le rire brise l'instant Et la parole reprend Grand mélange de mots Qui s'écoulent à grand flots

De bout en bout la table est pleine De convives et d'assiettes

Tout le monde fume Rit Boit Parle Et chante

 
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