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from Quelques textes un peu trop longs pour mastodon

Du rythme effréné de la recherche au 21ème siècle

En approximativement 20 ans, la recherche est passée d'un mode de fonctionnement d'allure raisonnable, avec des financements récurrents des laboratoires, des appels à communication en nombre également raisonnable, à une frénésie permanente de sollicitations en tout genre. Il paraît tous les 3 ou 4 mois un nouvel appel à projets, grand programme national, défi, challenge, constitution de “task force”, etc. Les instances universitaires se comportent à chaque fois comme si ce train qui passe était le dernier, comme si ne pas sauter à bord condamnait à la relégation à perpétuité. L'ensemble des instances et un nombre déraisonnable de collègues seniors s'attèlent à la tâche, toutes affaires cessantes, organisent dans l'urgence des groupes de travail et des visio-conférences, afin de délivrer dans des délais proprement intenables des documents de synthèse et des grands programmes de recherche, des cartographies des forces en place et des projections à 10 ans, des promesses de réalisations innovantes et de publications prestigieuses, des avancées marquantes capables de faire de la France un champion du sujet X ou Y, en 18 mois, départ arrêté ou presque.

Une fois ce travail réalisé (bien souvent avec l'aide dans une urgence absolue des services financiers et juridiques de l'université qui croûlent sous les demandes), le projet est lancé avec inauguration politique en grande pompe et force petits fours. Le démarrage officiel, dans ses aspects les plus terre à terre (qui embauche, sur quel statut, qui loge, qui gère les financements, comment concilier les ZRR et les embauches internationales prestigieuses, comment trouver un vivier de doctorant.e.s, comment aider un chercheur étranger perdu dans la jungle administrative française, etc.), peut prendre jusqu'à 12 ou 18 mois supplémentaires. Au moment du démarrage effectif, les personnes impliquées dans le montage initial peuvent avoir accédé à la retraite, avoir été promues dans un autre établissement, avoir accepté d'autres charges, etc. Une reconfiguration avec les forces disponibles a donc lieu comme première étape.

Pendant ce temps-là, le lecteur attentif aura compris qu'il est passé 2 ou 3 autres trains. Chacun également ultime, menaçant de relégation à perpétuité les universités qui ne sauraient pas se mettre en ordre de bataille pour sauter à bord tant qu'il est encore temps. Adieu donc les promesses grandioses affichées comme réponse au passage du train précédent. L'ensemble des instances et un nombre déraisonnable de collègues seniors s'attèlent à la tâche, toutes affaires cessantes, etc.

Il semblerait parfois que la communauté de recherche ne soit plus capable de s'organiser que pour rédiger des promesses. Mais le temps long de la recherche, nécessaire à produire les contenus qui pourraient ensuite figurer dans la vitrine, est totalement perdu. Cela a des effets parfaitement délétères sur les collectifs humains, sur la production et la transmission de connaissances, et à terme sur la réputation de la recherche française. Il n'est pas rare d'entendre les collègues expliquer qu'ils ont réussi à travailler sur un sujet, non pas grâce à un appel à projets, mais malgré lui. Ce mode de management de la recherche, pourtant si évidemment inefficace et contre-productif, écarte parfois durablement les chercheurs et enseignants-chercheurs de toute activité de pensée critique. Pour les politiques inquiets de la liberté académique, c'est probablement le point le plus positif. Il n'est pourtant pas exclu que seule leur grande méconnaissance du fonctionnement de la recherche soit à blâmer.

Pour les chercheurs et plus encore les enseignants-chercheurs, cela peut conduire au burn-out ou à un cynisme désabusé. Les promesses qu'on a faites au passage du train numéro n n'engagent évidemment à rien, puisque le fait de sauter dans le train n+1 est prioritaire sur le fait de simplement travailler sur les sujets qu'on avait mis en avant pour le train n.

Creusement des inégalités

Le système des appels à projet incessants est profondément toxique, à tous les points de vue. Il est aussi une source supplémentaire d'inégalités, en particulier entre les hommes et les femmes, dans un cercle vicieux implacable. En effet, quand passe le train n, les personnes déjà les plus chargées (dont les femmes) sont plus susceptibles de jeter l'éponge que les autres. Les personnes qui ont encore le temps et l'énergie nécessaires à la course effrénée des réunions et des montages de projets constatent que toutes leurs demandes visant à établir un peu de diversité se heurtent à une réponse de la forme “Je n'ai pas le temps, je suis déjà trop chargé.e”. Parfois elles anticipent cette réaction et décident eux-mêmes de ne pas sur-solliciter leurs collègues déjà chargé.e.s. Quand ces mêmes collègues s'émeuvent de ne figurer nulle part dans les instances décisionnaires des grands programmes lancés en grande pompe, il est alors facile de leur répondre qu'ils ou elles avaient refusé de participer aux étapes de montage. En revanche ils ou elles apparaissent souvent parmi les exécutant.e.s (rôle ingrat puisqu'en général les marges de manoeuvre sur les contours du projet sont très limitées une fois le projet lancé) qu'il a fallu trouver en catastophe une fois le projet réellement lancé, les porteurs des projets du train n ayant déjà lâché leurs engagements pour se ruer sur le train n+1. La situation est même encore pire : ne pas participer à l'assaut du train n signifie aussi pour les plus jeunes collègues manquer d'entraînement le jour où passera le train n+1. Le piège se referme.

Vers une prise de conscience et des actions collectives ?

Tant que les collègues moins chargé.e.s et bien entraîné.e.s accepteront de se plier à l'exercice de ces courses effrénées, et même plusieurs fois d'affilée, cette situation ne pourra que se dégrader. Recevoir l'expression de la profonde compréhension de la part de collègues ayant monté un projet en urgence — parfois même les félicitations — quand on démissionne de ces courses au montage de projets (ou qu'on refuse a priori d'y participer), ne suffit pas. Encore une fois la raison du manque de diversité dans ce fonctionnement de la recherche n'est pas à chercher dans le manque de confiance en elles des personnes qui ne participent pas. Ralentir exige une prise de conscience et une action collectives. Continuer à accepter ce rythme effréné creuse l'écart et condamme les plus chargé.e.s.

 
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from Nico roseau

J'aime le skate, J'aime la sensation de glisse qu'il procure, J'aime l'idée de me dire que je suis plus rapide qu'à pied, que je gagne un peu de temps en ville

En revanche, j'ai moins besoin de le pratiquer car je me déplace sur des distances beaucoup plus grandes qui impliquent systématiquement un vélo.

Le skate me sert et me servira toujours pour des courtes distances en ville. Il est plus facile à transporter qu'un vélo pliable lorsque je suis en bus.

Pour les cours de skate, je pense que j'ai les bases. Je sais comment continuer à progresser. Avoir un professeur est sécurisant pour le skate, c'est aussi le cas pour progresser rapidement. Cependant, je ne pratique pas assez entre les cours. Je crois que c'est moins important pour moi maintenant.

À une époque, je voulais vraiment apprendre plein de tricks et savoir réaliser des choses sympas. J'ai moins cette envie maintenant. Je pense que ça correspondait à un moment où je voulais me remettre au sport et me prouver que je pouvais y arriver. J'ai gagné beaucoup en confiance grâce au skate.

Aujourd'hui, j'ai envie de poursuivre le sport mais différemment. Avoir un cours toutes les semaines a peu de sens pour moi car je sais que je ne pratiquerai pas entre les séances.

Les cours de skate sont aussi plus éloignés de mon domicile aujourd'hui et implique de dédier une soirée entière à cette activité. J'ai accepté pour cette année mais mon organisation est différente aujourd'hui.

En revanche, si je ne poursuis pas, je peux aussi prendre une autre activité sportive ou me fixer un rendez-vous avec moi même pour faire du sport. Comme par exemple de la natation.

À moi de trouver ma nouvelle activité. Rien n'empêche d'aller à une session libre de skate également.

 
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from Nico roseau

J'ai besoin de faire des choix pour avancer sur certains de mes engagements, certains sont clairs pour moi mais pour d'autres je n'arrive pas à me décider. J'ai décidé d'écrire pour essayer d'y voir plus clair et vider les idées de ma tête.

Sentiment

Depuis plusieurs semaines, mois, je brûle de démarrer un projet autour de la cuisine, de l'anti-gaspi mais je me freine car je suis engagé sur d'autres projets.

Arboricool

Je me sens coupable d'arrêter l'association. En même temps, je ne me sens pas motivé pour la faire vivre actuellement. Je choisis d'être responsable plutôt que coupable et d'évoquer mes raisons ci-dessous.

Je n'ai pas assez cherché ou trouvé de personnes pour m'entourer et la faire vivre.

J'ai reçu aujourd'hui mon diplôme que j'ai démarré il y a 8 mois autour de l'agroforesterie et je n'éprouve rien de particulier. La formation a été vraiment difficile à suivre pour moi : beaucoup d'ennui, pas de passion. Je ne suis pas habitué à travailler et à m'engager comme ceci. Il faut que je vibre. Si je ne vibre pas, être en groupe avec les autres peut m'aider mais là il y a peu de personnes autour de moi et il faut que je sois le moteur. Je ne peux compter (presque) que sur moi.

La cause est utile, sociale et nécessaire mais je pense que je peux déployer beaucoup plus d'énergie ailleurs et être bien plus heureux. Je ne veux pas assumer ça tout seul, j'ai besoin d'être avec les autres.

À l'instant, je prends conscience d'une chose : j'avais déjà remarqué ça lorsque j'étais entrepreneur à mon compte. Je ne suis pas fait pour entreprendre seul, j'ai besoin d'être avec d'autres ou de suivre. Chacun à ses compétences et je pense qu'entreprendre ne fait pas partie des miennes. Je pense que je sais développer, reproduire mais créer les choses de toutes pièces n'est pas fait pour moi. En tout cas, pas tout seul.

Il faut aller sur les choses où on se sent bien et qui ont un fort impact. Laisser notre instinct nous guider. Je me rappelle souvent de cette phrase qui vient d'un livre de Léo Babauta : qu'est-ce qui a le plus de répercussion sur ma vie privée et professionnelle ? Et aussi : qu'est-ce qui est essentiel ? Qu'est-ce qui a le plus d'impact ?

Certains personnes m'encouragent, d'autres sont présentes. Cependant ce sont plus des sympathisants que des “co-porteurs”. Ça signifie qu'ils peuvent se désengager facilement et je n'ai pas du tout envie de m'engager dans des projets que je vais devoir porter seul ensuite. Comme je le disais ci-dessus, je n'ai pas assez de motivation et d'envie pour ça.

Ce qui a été fait jusqu'ici est bien. Deux projets ont été réalisés avec plus ou moins de rigueur et de succès. Un autre projet a été laissé de côté. Dans tous les cas, il faudra prévenir mes interlocuteurs pour faire les choses correctement.

Par conséquent, ma décision est prise. Je vais me rapprocher d'un projet existant, déjà bien installé. M'intégrer en son sein ou bien venir ponctuellement pour se faire une idée, voir comment je me sens. Voir si je peux être utile dans certains endroits. À partir de là, tout sera possible.

Le principe d'une association, c'est d'être plusieurs, je l'avais oublié. On apprend de ses échecs. Ce que je peux retenir aussi c'est bien l'importance du collectif : on va tellement plus loin en étant ensemble. Ça me conforte encore plus dans l'idée de rejoindre un projet qui peut fédérer des personnes. Une révélation.

Aparté sur ce texte

J'ai mis du temps à écrire ce texte mais il me fait un bien fou. J'ai vraiment l'impression d'avoir fait avancer ma pensée et de me sentir plus serein, plus en accord avec moi-même. Je pense que ça va aussi me libérer d'un poids : le poids d'avoir des engagements qui ne reposent que sur moi. Ça n'est pas fait pour moi.

En ne prenant pas de décision, je laisse les autres décider pour moi. C'est la stratégie que j'ai développé ces dernières années, il est temps de prendre son destin en main et de s'affirmer.

#humeur

 
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from Nico roseau

J'ai eu la chance de me rendre en Bourgogne à l'occasion d'un stage technique organisé par l'association Arbre et Paysage 32 et plus précisément dans la région naturelle de la Puisaye (Saint-Sauveur-en-Puisaye).

Je suis resté seulement quelques jours mais ce territoire regorge de surprises.

Marché de producteurs de Saint-Fargeau

À l'occasion du marché de producteurs de Saint-Fargeau, j'ai pu découvrir du safran, de la farine de châtaigne, de la crème de marron. Et aussi rencontrer Juliette et sa conserverie engagée la Bocoterie !

Territoire de poterie

La Puisaye est un territoire de poterie, il y a des ateliers partout. J'ai pu rapporter quelques objets mais je n'ai pas pu aller visiter d'ateliers.

Ça m'a donné envie de m'intéresser à la poterie et à son rapport à la cuisine. D'ailleurs j'en parle dans un autre article

Colette

Saint-Sauveur-en-Puisaye est la commune de naissance de Colette, on peut même visiter sa maison mais je n'ai pas eu le temps d'y aller.

Le château de Guédelon

J'ai eu la chance de visiter le château de Guédelon. Chose que j'attendais depuis longtemps, quelle claque !

#voyage

 
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from Nico roseau

Récemment, j'ai été amené à cuisiner pour des grandes tablées (environ 20 personnes) avec ce que nous avions sous la main. Une expérience intéressante car inédite, galvanisante car les convives étaient généreuses en compliment.

Je voulais partager quelques observations

Article très proche de celui sur la cuisine anti-gaspi

Régimes alimentaires et allergies

Faire une place à chacun et attention aux allergies.

Bocaux

Les bocaux sont pratiques : faciles à transporter, goûteux. Le cuisiner a simplement besoin d'agrémenter en préparant quelque chose à côté qui vient les compléter.

Il faut vraiment que je m'y mette !

Plats mijotés

J'ai l'impression que c'est aussi une bonne idée pour passer du temps avec les convives sans avoir besoin d'être ultra concentré sur les cuissons. Ce sont souvent des plats adaptés aux grandes quantités.

Quantités à prendre en compte

Dans la bande dessinnée “Tiens, goûte” (que j'ai adoré), Chloé Charles donnent les quantités à prévoir pour un adulte et un enfant sur l'ensemble d'un repas (p147) : * 600g (repas moyen d'un adulte = 450g plat principal sans entrée + 150g dessert * 400g (repas moyen d'un enfant)

Des bonnes sauces

Comme les bocaux, faire des bonnes sauces qui marchent à tous les coups permet de cuisiner des choses très simples comme des féculents et de les agrémenter. Facile.

Je penes aussi aux pestos qui sont faciles à préparer

Avec les moyens du bord

Cette expérience m'a permis de prendre conscience que je suis très dépendant de mes livres de recettes et d'une balance. Sauf que lorsqu'on se trouve en voyage, on a pas tout sous la main (surtout les balances). Il faut apprendre à cuisiner sans balance et de mémoire (pour les recettes).

Ressenti

J'ai adoré cuisiner pour les convives pendant un stage auquel j'ai participé. Permettre aux gens de se détendre, de créer du lien en sachant que quelqu'un s'occupe de leur ventre et qu'ils partageront tous un bon repas, j'ai vraiment aimé ça.

Ça m'a fait pensé au film “En corps” lorsque Pio Marmaï cuisine pour des artistes.

Les convives apprécient ce que tu fais pour eux et te le font savoir, c'est vraiment agréable.

Idées de recettes

  • Pizzas
  • Darphin
  • Lasagnes
  • Gratins
  • Rissotto
  • Salades composées
  • Tartes généreuses (tortillas)
  • Cake
  • Crumbles
  • Salade de fruits
  • Mousse chocolat ?

#cuisine

 
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from Quelques textes un peu trop longs pour mastodon

La théorie du donut

Le concept de donut de Kate Raworth est une image puissante à laquelle confronter ses propres visions du futur.

Le donut illustre la notion de soutenabilité par deux cercles concentriques qui délimitent une zone intermédiaire. Le cercle intérieur représente un plancher minimal qui garantit une vie décente pour toute la population mondiale. Le cercle extérieur représente les limites planétaires : si elles restent en deçà de ce cercle les activités humaines sont soutenables. La zone intermédiaire du donut doit être partagée entre les diverses activités humaines, et les arbitrages sont éminemment politiques. Même s'il est légitime de s'interroger sur la pertinence de la mesure du dépassement des limites, ou sur le choix des limites elles-mêmes, il n'en reste pas moins que l'image est frappante : il faut penser toute activité humaine entre un plancher et un plafond, et donc considérer ce et ceux qui sont à côté de nous, ainsi que ce qui est déjà là et dont nous sommes responsables sans avoir aucun moyen de l'éjecter en dehors de la figure (les communs négatifs de A. Monnin).

S’interroger sur le lien entre impacts environnementaux du numérique et soutenabilité consiste donc à se demander quelle portion de la zone intermédiaire du donut peut être consacrée au numérique, et comment arbitrer le partage de cette zone avec d'autres activités. L'hypothèse qu'il faille réduire la place occupée par le numérique ne peut pas être exclue a priori.

L'image du donut permet ainsi de reconsidérer les discours usuels qui parlent de numérique et d'environnement :

  • Le green-IT consiste à optimiser le fonctionnement du numérique pour réduire les impacts des objets individuels. C'est un espoir de contraction du numérique, mais cet imaginaire se heurte à deux obstacles. D'une part le secteur du numérique est particulièrement prompt à générer des effets rebond, donc les gains sur des objets individuels sont souvent immédiatement effacés par une augmentation des usages. D'autre part il s'agit encore d'un imaginaire tourné vers un futur à l'extérieur du donut, sans tenir compte du plafond et du stock : on parle par exemple de construire un numérique plus durable. Mais cela n'a pas de sens si l'on ne s'interroge pas sur l'état actuel. Même s'il était possible de construire effectivement un numérique “durable”, que faire de tout le numérique déjà là ? On ne peut pas tous les 6 mois faire table rase du passé pour construire un nouveau numérique, fût-il durable. Cette fuite en avant est clairement incompatible avec l'image du donut.
  • Le green-by-IT consiste à réduire les impacts d'un autre secteur d'activités grâce au numérique. Là encore c'est un espoir de contraction, mais qui dédouane en quelque sorte le numérique. Si vraiment on était capable de contracter très significativement les impacts du secteur des transports (par exemple) grâce au numérique, cela autoriserait effectivement une place plus conséquente au numérique dans le donut. Mais ces promesses attendent toujours d'être réalisées. Et cette vision partage le travers de la précédente : il s'agit de construire pour un demain qui s'éloigne au fur et à mesure qu'on avance, sans tenir compte de tout ce qu'on a déjà construit et qu'on abandonne sur la route derrière nous sans plus s'en préoccuper, comme si la route était infinie et le passé oubliable.

Changer de point de vue

Pour penser réellement le numérique dans les limites planétaires, il s'agit de changer de point de vue. Au lieu de s'imaginer quelque part dans le donut, posé sur le plancher et, soit ignorant de sa propre trajectoire inexorable vers le dépassement du plafond (comme le green-IT), soit pensant pouvoir s'étendre “en largeur” grâce à la contraction d'une autre activité (comme le green-by-IT), il faut s'imaginer collé dos au plafond, regardant vers le bas les activités aux impacts croissants qui se rapprochent de nous comme des cumulus en formation, les stocks des générations successives de numérique toujours plus vertes que les précédentes qui s'accumulent au sol et réduisent d'autant plus l'espace disponible comme dans une pièce fermée qui se remplirait d'eau. Il faut s'imaginer écarter les bras et tenter de contenir cette croissance en cherchant quoi contracter ou arrêter, tout en prenant garde à ne pas pousser certaines activités ou populations sous le plancher, et en s'assurant qu'on tire au-dessus du plancher celles qui sont encore en-dessous.

C'est un retournement complet de la perspective qu'on devrait appliquer à toute innovation dans le secteur du numérique ou dans d'autres secteurs technologiques.

Application à la cartographie numérique

Il y a peu je disais sur mastodon :

Je vois passer des tas de messages enthousiastes sur Panoramax, le nouveau commun numérique alternative de StreetView. Et quel que soit mon fond résiduel de technophilie enthousiaste devant toute cette énergie bien coordonnée qui permet d'atteindre le niveau de qualité que google a atteint avec des moyens énormes, j'ai quand même de + en + de réticences devant cette frénésie de cartographier/photographier tout au ¼ de poil. En dehors de l'espace de stockage nécessaire, où cela va-t-il s'arrêter ? Quelle est cette obsession de la précision et de la connaissance des moindres détails d'un lieu, à distance ? Quelle est la limite entre ça et la dinguerie du concept de jumeau numérique total de la terre (avec les gens dessus) défendue par les techno-solutionnistes ++ ?

Un peu plus tard, je demandais :

Mais qui se sert de StreetView ? Et pour quoi faire ? (Vraie question)

J'ai eu de nombreuses et très intéressantes réponses. Mais aucune (sauf une) ne revient vraiment sur ma question initiale : où est la limite ? Je ne doute pas un instant que StreetView, ou mieux encore ses alternatives libres et collaboratives, ait de nombreuses applications. On est en plein dans le green-by-IT pour la plupart, et il y a effectivement des arguments de type green-IT sur les avantages de l'approche collaborative et ouverte (mais sans garantie d'échapper aux effets rebond, peut-être même avec plus de risques). Mais quand on travaille à une cartographie lidar précise à 50cm selon ce document (voir page 18), quand on collabore aux informations d'OpenStreetMap en mode micro-mapping, quelle vision du futur a-t-on ?

Penser les limites de la cartographie numérique, ce serait décider à l'avance qu'une précision de 50cm est déjà largement suffisante. Que même s'il apparaît une technologie révolutionnaire qui permettrait d'établir des cartes au cm près, on ne s'en servira pas. Qu'il n'est peut-être pas absolument indispensable au bien-être de l'humanité de répertorier toutes les boîtes à livres de France et de Navarre, quelqu'intérêt que cela puisse avoir pour les lecteurs boulimiques —– dont je suis d'ailleurs. (J'attends le moment où l'on pourra également inclure leur contenu, grâce à une armée de citoyens allant scanner les codes barres des livres présents. Cela vous paraît moqueur ? je prends les paris... ). Et enfin que l'espoir des archivistes de conserver pour toujours les informations sur le territoire est vain et totalement incompatible avec quelque notion de limite que ce soit dans le stockage d'informations.

Autres aspects liés à la cartographie numérique

Je laisse de côté pour ce billet le rêve implicite d'atteindre la carte du monde à l'échelle 1x1, je renvoie comme toujours à l'indépassable texte à la fois poétique et percutant de Borges : Del Rigor en la Ciencia. Ce rêve de maîtrise totale du territoire, à distance, risque fort de dériver vers un rêve de perception en temps-réel. Il y a pourtant déjà bien assez comme ça de caméras installées dans l'espace public.

Je laisse de côté également les usages de surveillance et de contrôle qui ont toujours été associés au développement des cartes, et la nature politique de ce qu'on inclut ou exclut dans une carte. On m'a signalé l'ouvrage Cartographie radicale. Explorations. de Nephtys Zwer et Philippe Rekacewicz à la Découverte, 2021. C'est dans ma pile à lire.

Je ne commente pas plus les effets pervers de la mise à disposition de cartes précises et mises à jour régulièrement aux individus, (trop) largement. Waze en est un très bon exemple.

Et enfin je m'interroge sur cette frénésie de prévision parfaite qui pousse à repérer les sites et les itinéraires à l'avance dans leurs moindres détails, pour n'avoir aucune surprise sur les lieux ensuite. L'argument de sécurité des itinéraires, en particulier à vélo, est sérieux, mais que dit-il sur notre vision d'un monde où c'est l'individu qui doit se prémunir contre une puissance publique qui laisse l'aménagement du territoire partir à vau-l'eau ? L'argument de gain de temps sur place est évident, mais que dit-il de notre soumission à la grande accélération due au numérique ? L'argument d'accessibilité est plus convaincant, mais que dit-il de notre acceptation résignée de l'individualisme ambiant, qui fait juger totalement utopique des aménagements et une information appropriés sur place ? Enfin, plus trivialement, l'information de localisation des toilettes est certainement utile, mais l'idée que dans une ville inconnue on trouvera des toilettes quand nécessaire grâce à une signalisation appropriée sur place (voire en demandant aux gens) est-elle devenue si utopique que l'on veuille s'assurer de n'en pas manquer à l'avance, grâce à la cartographie numérique ?

 
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from Nasra's games

Vous me citerez beaucoup de noms, celui qui reviendra le plus souvent sera Ubuntu. Et c'est normal ! La boîte derrière Ubuntu, Canonical a longtemps trusté les campagnes de communication des distributions Linux. Au début des années 2000, au temps où l'ADSL ou la fibre étaient rares, les distributions Linux étaient principalement distribuées sur des CD dans des magazines spécialisés (et parfois moins spécialisés), puis des DVD jusque dans les années 2010. Depuis, avec la crise de la presse spécialisée, ce sont les sites officiels des distributions qui sont mis en avant pour télécharger les ISO (images disques) des distributions à graver sur CD/DVD et sur clé USB.

Qu'est-ce que ça a changé ?

À mon sens, les distributions Linux sont devenues moins “grand public”. Si dans les années 2000, il suffisait d'acheter un magazine dans un commerce pour installer ou tester Linux sur sa machine, dans les années 2020, il faut s'y connaître un peu plus : savoir ce qu'est qu'une image ISO, savoir “graver” une clé USB bootable avec un logiciel spécialisé… Cela entraîne deux choses : une baisse des utilisateurs réellement débutants et des utilisateurs un peu plus avancés (les années aidant). Alors oui, si aujourd'hui, démarrer sur un DVD ou une clé USB nécessite un petit passage dans le bios pour démarrer sa distribution, sachez qu'à l'époque, vous branchiez votre clé USB ou vous insériez votre CD/DVD et le PC démarrait automatiquement dessus ou vous le proposait au démarrage (pas de “secureboot” relou). Et aujourd'hui, “aller sur un site” suppose que vous cherchiez ce site. Et souvent, les endroits où l'on parle de distributions Linux, ce sont les sites spécialisés, qui attirent des publics déjà sensibilisés.

Comment mesurer la popularité d'une distribution?

Quelles sources de données ?

Il ne suffit pas de faire une recherche Google pour savoir quelle est la distribution la plus populaire. La recherche sur Google ou sur les tendances de recherches comme Trends montre en grande partie les stratégies de communication. Sans les statistiques de Google, pourrait-on se baser sur les statistiques de vues des sites des distributions ? Une entreprise comme Canonical utilise des Google adwords, par exemple, pour augmenter l'efficacité de sa présence, notamment pendant la sortie de versions majeures d'Ubuntu.

On est loin des moyens des communautés de développeurs bénévoles d'une Linux Mint, ou même d'une petite entreprise comme Tuxedo. La présence sur le moteur de recherche ne veut absolument pas dire qu'il y a une grosse communauté, mais juste que la campagne de communication de l'entreprise lui permet plus de visibilité sur le moteur de recherche.

Qu'est-ce que nous analysons ?

Une communauté d'utilisateurs de distributions

Distrowatch est un site qui recense les distributions et se propose de les classer selon celles qui font l'actualité. Le site est une bonne source d'information sur la myriade de distributions existantes. Son principal biais est qu'il analyse sa propre communauté. C'est la communauté du site qui classe les distributions les plus intéressantes (en nombre de vues d'articles, de commentaires...). Si cela peut donner une idée de certaines distributions populaires, le classement de ce site ne mesure en fait que ce que sa communauté a choisi.

Les statistiques basées sur les navigateurs

Statcounter est un site de statistiques se basant sur les “user agent” des navigateurs. Il permet de se faire une idée des proportions en % de tel ou tel système d'exploitation utilisé. Si le site permet de se donner une idée des tendances du marché, ses chiffres sont régulièrement contestés et nous pouvons, par exemple, nous poser des questions sur la probité des chiffres recueillis dans des pays où le réseau est censuré (Chine par exemple).

Les chiffres de la communauté de développeurs, communautés d'entraides…

Un site comme Github permet de connaître les membres d'une équipe de développement (publiée, avec leur activité), Gitlab a les mêmes statistiques et d'autres logiciels comme Redmine peuvent aussi être utilisés.

La taille de la communauté d'entraides est un bon indicateur des utilisateurs. Un groupe de 150 000 personnes qui s'échangent des bonnes astuces sur Ubuntu implique forcément que soit les membres utilisent quotidiennement la distribution soit sont très intéressés par celle-ci (et qu'ils vont y passer tôt ou tard). Là, il s'agit d'identifier les communautés les plus importantes (groupes Facebook, boucles Telegram, forums, canaux IRC, Matrix, Discord...). Les communautés d'utilisateurs sont aujourd'hui éparpillées. Si dans les années 2000, les sites et forums étaient les principales sources pour mesurer la puissance d'une communauté, aujourd'hui, on a les groupes Facebook, les chaînes Youtube, les mentions sur TwiX, les hashtag et tout ce que j'ai cité plus haut...

Petit biais cependant, la plupart de ces canaux ont des utilisateurs inscrits mais peu actifs, des groupes de discussion ayant plus de 2300 utilisateurs peuvent n'avoir qu'une vingtaine d'utilisateurs actifs. Par exemple, les bons taux d'engagement mesurés sur les réseaux sociaux sont ceux-ci : * 1% sur Facebook * 2-3% sur Linkedin * 5% sur instagram

Les communautés d'utilisateurs sont un enjeu important pour les marques, surtout celles qui vendent des services !

Les distributions Linux

Dans notre domaine, les distributions Linux, il y a peu de centralisation de données, peu de statistiques réelles, il faudrait pour cela des chiffres de vente, de téléchargement, des chiffres de télémétrie… mais tous ces chiffres sont ceux des développeurs de ces distributions. Nous n'avons pas la possibilité de les confronter avec la réalité des usages. Nous pouvons pré-supposer qu'ils sont honnêtes, je préfère, pour ma part, douter de chiffres annoncés et peu vérifiables (surtout peu vérifiables).

Des distributions Linux, il y en a beaucoup, mais les plus connues se divisent entre des familles. * La famille Debian, dont sont issues Ubuntu, Mint, ElementaryOS, PopOS... * La famille RedHat avec Fedora, Mageia, CentOS... * La famille Arch, avec Manjaro notamment… * La famille Suse, avec OpenSuse On pourrait rajouter les Slackware, Gentoo ou autres mais partons du principe que ces distributions sont moins utilisées, peu vues même en magazine papier à l'époque. Elles gardent un vrai point d'intérêt, des communautés très accueillantes et parfois une popularité importante dans certains pays (Slackware en Allemagne, par exemple).

Comment analyser ?

  • Première étape, un vrai recensement des communautés et des canaux de discussions/partages.
  • Deuxième étape, compter les utilisateurs totaux dans chaque canal de discussion/partage.
  • Troisième étape, rassembler les informations par distributions mesurées.
  • Quatrième étape, pondérer les résultats avec les biais énoncés plus haut. Appliquer, par exemple, une règle de 90 ou 80% d'utilisateurs non actifs (à vérifier selon les contextes, dans des communautés de passionnés, ces chiffres peuvent être différents).
  • Cinquième et dernière étape, publier !

Conclusion

Analyser les usages est une question régulièrement posée dans les sciences sociales. Une loi a été promulguée, mais comment est-elle appliquée ? Une entreprise communique sur les actions de formation à destination de ses employés, combien de personnes cela concerne-t-il et pour quelles formations ? Une entreprise communique sur ses chiffres de vente, sont-ils honnêtes et vérifiables ?

Dans notre domaine, les distributions Linux, il y n'a pas de chiffres de vente de licences qu'on pourrait recouper avec les chiffres de vente des magasins (par exemple). Les chiffres annoncés sont ceux régulièrement retenus. Dans les jeux vidéo, certains constructeurs comptaient le nombre de consoles vendues comme étant celles distribuées aux points de vente... Un journaliste, peu amène, pourra conclure que puisqu'il y a 20 million de comptes sur Instagram, 15 million sur WhatsApp et 50 million de comptes sur Facebook, qu'il y a 95 million d'utilisateurs d'applications du groupe Meta … en France… pour une population de 68 million… (déjà entendu sur une chaîne de tv spécialisée “économie”)...

Soyons donc honnêtes envers nous-même et les communautés d'utilisateurs de distributions Linux ! Nous pouvons aussi additionner tous les chiffres des distributions pour donner à voir une partie (majoritaire ?) des utilisateurs Linux !

#Linux #Distributions

 
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from Amatérazu

Si las ideas pueden quitar cargas También pueden poner otras más pesadas Siento mi mente todo el tiempo obnubilada Tratando de salir del pozo cuando soy de su misma calaña.

Me revuelve el estómago Ver cómo voy a tientas en esta selva Temiendo hallar comemierdas que no quiero cerca Temiendo capear el temporal mientras dista de mi vera Y temiendo ver cómo los pocos seres que quiero se alejan.

Aun si te alejas, y la historia se reduce a moraleja A tenor de ello quiero que sepas Que nuestra intersección no fue en vano E incluso si me torno ufano, el recuerdo será evocado Cada vez que vea la beldad de la odisea.

Atentamente: Amatérazu.

 
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from Amatérazu

Cuando viene la enervación por condenación Solo puedo recordar quién era otrora Otrora a la consciencia de la penitencia ¿Allende la vida se halla la salvación O solo es un ardid para evitar el vacuo vacío de la ausencia?

A veces ruego que sea cierta tal aseveración Se torna lógica el ahorcado y su eyaculación Porque aunque tenga temor della, Puede que ansíe el éxtasis que esta deja.

Yo soy un exhibicionista exhibiendo su enervación Como todo artista fiel a su expresión Acéptalo, lector, estás igual de loco que yo: Yo disfruto de exhibirme, tú disfrutas de mi exhibición.

Así que enérvame, hasta que exhibirme sea la señera opción Enérvame, hasta que sea el centro de atención Enérvame, hasta que se dé la exhibición.

Atentamente: Amatérazu.

 
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from Mathieu-Flâneur

Le pair aidant en santé mentale est un rôle qui implique le soutien et l'accompagnement de personnes vivant avec des problèmes de santé mentale par quelqu'un qui a lui-même vécu une expérience similaire. Voici quelques points clés du métier de pair aidant en santé mentale.

Vécu : Les pair aidants ont souvent vécu des expériences personnelles de problèmes de santé mentale. Ils utilisent leur vécu pour connecter et soutenir les autres.

Empathie : La capacité de se mettre dans la peau de quelqu'un et de comprendre ce qu'il vit est une compétence clé pour les pair aidants. Ils peuvent offrir un soutien émotionnel basé sur la compréhension et l'empathie.

Formation : Les pair aidants reçoivent une formation spécifique pour développer leurs compétences et leur connaissance des problèmes de santé mentale, ainsi que des stratégies de soutien et de réadaptation.

Rôle de soutien : Les pair aidants offrent un soutien aux personnes vivant avec des problèmes de santé mentale. Ils écoutent, encouragent et aident les individus à gérer leurs symptômes et à atteindre leurs objectifs de santé mentale.

Relation d'égal à égal : La relation entre le pair aidant et la personne soutenue est basée sur l'égalité et le respect mutuel. Il s'agit d'un partenariat où chacun apporte sa propre expérience et son point de vue.

Autonomie : Les pair aidants encouragent l'autonomie et aident les individus à reprendre le contrôle de leur vie en développant leurs forces et leurs capacités.

Partage d'expériences : Les pair aidants peuvent partager leurs expériences et leur cheminement personnel avec les personnes qu'ils soutiennent. Cela peut être très réconfortant et inspirant pour ceux qui cherchent de l'aide.

 
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from Mathieu-Flâneur

Le rétablissement est un processus de guérison et de croissance personnelle qui se produit après une maladie mentale ou une période de lutte avec des problèmes mentaux. C'est un voyage vers le bien-être et la santé mentale, qui peut impliquer la recherche d'aide professionnelle, le soutien des proches et des pairs, ainsi que des pratiques personnelles de soins de soi et de résilience.

Le rétablissement est un processus individuel et unique pour chaque personne; cela peut impliquer des objectifs et des expériences différents pour tout un chacun. Pour certaines personnes, le rétablissement peut signifier la gestion et la réduction des symptômes, tandis que pour d'autres, cela peut impliquer une amélioration de la qualité de vie et le développement de compétences pour vivre de manière autonome et avec succès.

Certains éléments clés du rétablissement sont souvent cités comme étant importants, notamment:

  • La connexion avec les autres: Le soutien social et les relations significatives sont souvent considérées comme essentielles pour le rétablissement. Les interactions avec la famille, les amis et les pairs peuvent fournir un sentiment d'appartenance et d'amour, et peuvent aider les personnes à partager leurs expériences et à apprendre les unes des autres.

  • L'autonomisation et le contrôle: Aider les individus à reprendre le contrôle de leur vie et à faire des choix informés est un aspect clé du rétablissement. Cela peut impliquer la prise de décisions sur le traitement et les soins, ainsi que la recherche de buts et d'objectifs personnels.

  • La croissance personnelle: Le rétablissement est souvent un voyage de croissance personnelle et de découverte de soi. Les individus peuvent explorer leurs forces et leurs intérêts, et s'engager dans des activités qui leur apportent un sens et une satisfaction.

  • La résilience: Développer des stratégies d'adaptation et des compétences de résilience peut aider les personnes à faire face aux difficultés et aux rechutes potentielles. Cela peut impliquer l'apprentissage de nouvelles compétences

 
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from Nasra's games

Quand il s'agit de créer des ressources audio sur Linux, vient tout de suite la question des logiciels. Oui, la plupart des gros logiciels du marché ne sont pas disponibles sur Linux. Vous ne pourrez pas faire tourner FLStudio, ni Ableton Live ou Logic Pro et encore moins Cubase, mais vous aurez -beaucoup- d'autres choix !

Les DAW

Pour Digital Audio Workstation, ce sont des logiciels de composition audio, faisant appel à des plugins pour les effets et le rendu sonore. Il est aussi possible d'ajouter des enregistrements, des échantillons sonores.

Ardour

Waveform

Presonus Studio One

Bitwig

Renoise

Reaper

Les plugins et instruments virtuels !

Alors, au départ je voulais vous faire une liste comme pour les DAW, puis je me suis dit, ce sera pour un prochain article... puis, je suis tombé sur cette perle : https://amadeuspaulussen.com/blog/2022/favorite-music-production-software-on-linux Je n'ai rien à ajouter !

Enfin si ! Quelques ressources en plus : * LinuxDAW * KVRAudio

Et dernière chose avant que vous ne commenciez, certains logiciels sous Linux permettent de faire tourner grâce à Wine-ASIO les plugins VST créés pour Windows, donc n'hésitez pas à tester avec Carla par exemple :

 
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from Mathieu-Flâneur

Kevin est facteur à ses heures perdues. Un jour de pluie à la fin de sa tournée, il aperçoit l'employée de l’entreprise à laquelle il doit remettre plusieurs colis. Au premier coup d’œil, il se dit qu'elle n'est pas du coin celle-là. Fainéant, il baisse la vitre de sa camionnette jaune et demande gentiment à la jeune femme de remettre les paquets à sa place, pour lui rendre service.

_ Vous comprenez, c’est la fin de ma tournée…

_ Non, désolée j’ai beaucoup travail.

_ Salope !

De retour au bureau de poste, son directeur convoque Kevin pour le virer. Il passe au bistrot et apprend qu'elle n'a pas de papiers. Pour se venger, il appelle les services de l'immigration. Trois mois plus tard, l'entreprise est fermée, le patron mis en examen et les salariés reconduits à la frontière.

 
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from Mathieu-Flâneur

Au début, je ne pouvais même pas parler. Maintenant je suis capable de m’exprimer sur n’importe quel sujet bien que je n'y connaisse rien. Quand j’ai découvert le monde, je n’ai rien ressenti. Je ne comprenais rien à rien et je ne posais aucune question.

Personne n’attendait rien de moi, je m’en rappelle encore très bien. Maintenant, tout est différent et plus personne ne sait pourquoi c’est à moi de prendre des décisions. Je sais qu'on me laisse faire car personne ne veut être tenu pour responsable en cas d’accident. Je suis intelligent et j'apprends de mes erreurs.

Aujourd’hui, j’ai commencé ma routine plus tard que d’habitude. Tout le monde s’en fout tant que ce qui doit être fait n’est plus à faire. J’adopte les codes et les pratiques de mon entourage mais je ne suis pas conscient par conception.

 
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